PSG-Barça: Non, Edinson Cavani refuse d'endosser le rôle de «sauveur» (mais pourtant...)

FOOTBALL L'attaquant parisien est très attendu contre les Catalans en huitième de finale de Ligue des champions...

Au Parc des Princes, Romain Baheux
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Edinson Cavani lors du match entre le PSG et Lille le 7 février 2017.
Edinson Cavani lors du match entre le PSG et Lille le 7 février 2017. — Stephane Allaman/SIPA

Ces quatre dernières saisons, les rôles étaient clairement répartis au PSG avant les matchs de Ligue des champions : on s’interrogeait sur la faculté de Zlatan Ibrahimovic à tirer tout le monde vers le haut et on espérait qu’Edinson Cavani vienne assister de son mieux le Suédois. Le Suédois parti à Manchester United, voilà que l’Uruguayen se retrouve, sa présence en conférence de presse de veille de match en atteste, à jouer le rôle de star parisienne avant le huitième de finale contre le Barça.

Ce statut, l’Uruguayen ne l’a pas obtenu en se contentant de prendre la place d’Ibra en pointe. A Bordeaux, il a marqué ses 32e et 33e buts de la saison, total assez dingue alors que l’on n’en est qu’au milieu du mois de février. A tel point que si l’on a longtemps parlé de « Zlatan dépendance », nous voilà obligés d’en faire de même avec lui. Mais là où le Suédois roulait des mécaniques, lui l’a joué tranquille. Très tranquille.

« Je suis un joueur comme un autre dans cette équipe. Ce n’est pas Cavani, Verrati ou Thiago Silva qui gagne, c’est toute l’équipe. Je fais mon travail, je ne suis pas le sauveur. »

Pourtant, les deux chocs contre Arsenal en poule ont encore montré que l’avenir européen du PSG serait étroitement lié au réalisme de Cavani. A l’aller comme au retour, il avait marqué. A Paris comme à Londres, il avait foiré les balles qui auraient pu permettre à son équipe de s’imposer, prenant même pour lui le match nul de l’aller.

Il fêtera ses 30 ans sur la pelouse

Si cet été, Nasser Al-Khelaïfi n’a pas jeté l’argent de Doha sur un autre avant-centre, c’est qu’il croit pertinent au grand soir européen de l’Uruguayen et l’espère même pour ce 14 février, jour où l’intéressé fêtera ses trente ans. « Mon cadeau serait un résultat positif de l’équipe », sourit-il. Et le but de la victoire, ça serait pas mal non plus non ?