«Football Leaks»: Pots-de-vin, prostituées... Les sales combines de Doyen Sports pour transférer des joueurs

CORRUPTION Le fonds d'investissement des frères Arif est épinglé par Mediapart...

G. N. avec AFP

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Geoffrey Kondogbia lors de Nantes-Monaco le 24 août 2014.
Geoffrey Kondogbia lors de Nantes-Monaco le 24 août 2014. — JEFFROY GUY/SIPA

Cette fois Mediapart se paie le fonds d’investissements Doyen Sports. Cet influent acteur du marché des transferts de foot, dirigé par une fratrie d’oligarques kazakho-turcs aux méthodes douteuses, aurait recours à des prostituées, aux paradis fiscaux et aux commissions occultes, selon le site d’informations dans le cadre des « Football Leaks ».

Les quatre frères Arif ont bâti leur empire financier en prenant le contrôle d’une usine chimique au Kazakhstan dans les années 1990 après l’effondrement de l’URSS. Et c’est cet argent qui a servi à financer Doyen Sports (la branche sportive du groupe) à hauteur de 75 millions d’euros, dévoile Mediapart. Leurs actifs sont déposés dans des « dizaines de sociétés offshore », dans des paradis fiscaux comme le Panama, l’Ile de Man, les Pays-Bas, Malte ou les Iles vierges britanniques, poursuit le média français.

Une partie fine pour Florentino

Mediapart publie des échanges sur WhatsApp entre deux dirigeants de Doyen qui comptent amadouer avec des prostituées le président du Real Madrid, Florentino Perez, afin de faciliter le transfert du milieu français Geoffrey Kondogbia (qui passera finalement de Séville à Monaco puis à l’Inter Milan). Florentino Perez affirme, au contraire, ne pas être allé à cette fête avec des prostituées à Miami en 2013.

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Selon l’enquête, Doyen Sports a fait transiter au moins 10,8 millions d’euros de commissions occultes dans des paradis fiscaux pour faciliter les transferts de ses joueurs, dont Kondogbia, son compatriote Eliaquim Mangala ou le Colombien Radamel Falcao.

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