PSG-Bâle: Paris joue mal? En fait, il s'entraîne à défendre

FOOTBALL Blaise Matuidi et Unaï Emery ont expliqué qu'ils n'avaient pas tout à fait la même vision de leurs matchs que les observateurs...

J.L.
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Unaï Emery, le 14 octobre 2016.
Unaï Emery, le 14 octobre 2016. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

En général, la Ligue des champions suffit à rapprocher les vues des équipes françaises et de leurs suiveurs. Sauf quand l’adversaire n’a pas la renommée suffisante pour attirer les regards. Avant Bâle, la plupart des questions posées à Blaise Matuidi et Unaï Emery ont donc eu pour objet les prestations souffreteuses du PSG dernièrement, notamment une deuxième mi-temps compliquée chez la terreur nancéienne, lanterne rouge du championnat.

Et bien figurez-vous qu’on a appris un truc intéressant. Du moins, c’est ce qu’il nous a semblé. Prenez la réponse de Matuidi : « Je ne sais pas ce que vous entendez par faire des matchs pleins. Pour nous, c’est donner le maximum, il y a un adversaire qui vous met en difficulté, il faut savoir bien défendre. Ça fait partie d’un match plein, parfois il faut savoir se regrouper, être bien en place, c’est ce qu’on réussit à faire sur certains matchs. On n'est qu’au mois d’octobre, on est sur la bonne voie. L’entraîneur a changé mais ça ne change pas tellement de ce qu’on a connu. Il veut ajouter sa pierre à l’édifice, la faculté à aller vite de l’avant et don de soi, bien défendre, On voit que ça nous permet d’avoir une plus grosse palette ».

Comprendre en creux que si le PSG semble parfois se désintéresser du ballon et des événements malgré une supériorité évidente sur le terrain, c’est parce que c’est sa nouvelle façon de faire.

Avec Blanc, on faisait tourner le ballon, avec Emery, on le laisse et on attend de le récupérer pour piquer en contre. D''ailleurs, Emery était très content de ce qu’il a vu à Marcel-Picot samedi. « On peut jouer mieux mais l’équipe a fait un bon travail, tout le monde s’est entraidé. Quand l’équipe a besoin de s’impliquer ou finir le match avec la victoire, elle a fait le travail qu’il fallait ». Autant se faire à l’idée tout de suite, donc. Si le PSG ne touche plus un ballon et défend dans ses 25 mètres contre Bâle ou l’OM, ce sera volontaire. Enfin peut-être.