Baisse d'affluence dans les stades français: La Ligue déclare l'«état d'urgence»

FOOTBALL Les affluences à l'issue de la 7e journée sont à -9% par rapport à l'année dernière

20 Minutes avec AFP

— 

OM-OL, le dimanche 18 septembre 2016.
OM-OL, le dimanche 18 septembre 2016. — BORIS HORVAT / AFP

Les affluences dans les stades de Ligue 1 sont en baisse de 9% après sept journées par rapport à l'année précédente, a expliqué vendredi le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP) Didier Quillot, qui évoque un «effet état d'urgence» et la baisse de fréquentation du Vélodrome à Marseille.

>> A lire aussi : Ligue 1: Mais bon sang, pourquoi les stades de Ligue 1 se vident-ils autant?

«Les affluences à l'issue de la 7e journée sont à -9% par rapport à l'année dernière, ce qui fait 140.000 personnes de moins», a déclaré Didier Quillot en marge d'un colloque sur les supporters organisé au Sénat par le Conseil national des supporters de football (CNSF).

Le velodrome, gros problème

«Sur ces 140.000 personnes, il y en a les 2/3, 65% précisément, qui sont liées à (la fréquentation à ) Marseille, où il y a actuellement des affluences entre 25 et 30.000 là où avant il y en avait environ 70.000» précédemment, a expliqué l'homme fort de la LFP.

«Le secteur des loisirs en général est en baisse. L'état d'urgence s'impose à nous», a ajouté Didier Quillot. «L'affluence est très liée aux résultats sportifs, on voit que l'affluence est en baisse dans les clubs plutôt en-dessous de la 15e place.» A contrario, il y a des stades «qui sont en progression» en terme de fréquentation, comme Toulouse (+30% selon M. Quillot) ou Nice (+40%), où les équipes ont réussi un beau début de saison.

«Je reste très prudent, parce que nous ne sommes qu'à la 7e journée, mais dans les études qu'on a faites, le facteur prix n'intervient pas parmi les raisons qui font que les gens ne vont pas au stade», a finalement observé Didier Quillot. «Ce qui vient en premier, c'est le problème de sécurité, et les performances de l'équipe.»