Equipe de France: C’est déjà (presque) sûr, on va gagner la Coupe du monde 2018

FOOTBALL Les Bleus démarrent leur campagne pour la Russie en Biélorussie, mardi…

B.V.

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L'équipe de France à l'Euro 2016 (AP Photo/Petr David Josek)
L'équipe de France à l'Euro 2016 (AP Photo/Petr David Josek) — Petr David Josek/AP/SIPA

Quand Hugo Lloris soulèvera dans deux ans la Coupe du monde à la fin d’une belle soirée d’été moscovite, personne ne se souviendra du 6 septembre 2016. Et pourtant, c’est là que tout aura commencé pour les Bleus, par un déplacement toujours délicat en Biélorussie, mardi, histoire de lancer la campagne de qualifications qui les mènera au sacre en Russie. Vous nous trouvez bien optimistes sur les chances françaises ? On a trouvé dix raisons pour vous convaincre que les Bleus seront champions du monde chez Vladimir Poutine. Pourquoi 10 ? Parce que c’est juste à côté de 9, qui est la moitié de 18, qui est lui-même la fin de 2018. Imparable.

>> Biélorussie-France est à suivre mardi soir à partir de 20 h 30

1. Parce que les Bleus ne sont pas traumatisés par l’Euro

C’est une défaite dont on n’aurait pu jamais se remettre. Putain quoi, on a perdu la finale de notre Euro en prolongations après touché le poteau à la 90e ! Mais apparemment, l’équipe de France n’en garde pas de traumatisme. Olivier Giroud résumait pas mal l’idée dans une interview au Dauphiné Libéré il y a quelques jours : « La marque est indélébile. On se dit qu’on a raté quelque chose de grand, mais on n’a pas vraiment trop de regrets […] car on a tout donné. J’ai voulu vite passer à autre chose pour ne pas rester sur cette grosse déception. » Pari réussi. La preuve ?  Il a marqué et la France a gagné pour sa « reprise » en Italie, jeudi.

2. Parce que cette équipe commence à avoir une certaine maturité

Si les défaites les plus cruelles sont le terreau des plus belles victoires, on peut considérer que cette équipe de France commence à être pas mal. L’Allemagne en quarts en 2014, le Portugal en finale en 2016, ça fait un petit paquet « d’expérience ». La génération Lloris-Koscielny-Matuidi-Pogba-Griezmann-Giroud a un gros cadre commun et un beau vécu collectif. Elle ne peut désormais plus cacher qu’elle fait partie des meilleures équipes du monde. D’ailleurs, ça a semblé presque normal pour tout le monde qu’elle tabasse l’Italie. Il n’y a qu’à voir la réaction après le match de Didier Deschamps - « On peut toujours faire mieux mais oui, c’est satisfaisant » - pour comprendre que les Bleus ont changé de braquet. Et que cette équipe sera à son top en Russie.

>> A lire aussi : Italie-France: Deschamps est content, les Bleus ont «su faire mal» à la Squadra Azzurra

3. Parce que Deschamps maîtrise la situation

Il a souffert avant l’Euro pour diverses raisons, mais Didier Deschamps est solide. En interne, personne ne conteste son autorité. En externe, il jouit d’une grosse cote de popularité. A tel point que la question n’est pas vraiment de savoir si son contrat va être prolongé pour l’après 2018, mais plutôt quand.

4. Parce que tout va bien

Un bel Euro, ça résout quand même pas mal de problèmes :

  • Il y a de nouveau un engouement populaire derrière les Bleus
  • On n’entend pour l’instant plus trop parler de l’histoire Benzema-Valbuena
  • On a récupéré Varane
  • On s’est trouvé une tactique fiable avec le 4-2-3-1

5. Parce qu’on s’est trouvé une défense

Horrible lors des matchs de préparation à l’Euro, la défense des Bleus a trouvé son nouveau patron : Laurent Koscielny. Avec à ses côtés le retour de Raphaël Varane et l’avènement de Samuel Umtiti, on va siffloter jusqu’à 2024.

6. Parce qu’on aura des vrais matchs pour se préparer

C’est sympa d’organiser une compétition à la maison, mais se taper deux ans de matchs amicaux avant, nettement moins. Ce coup-ci, l’équipe de France va arriver préparée à la Coupe du monde, à condition… qu’elle y aille. Car sa poule de qualif’ a de la gueule : Biélorussie donc, mais surtout Pays-Bas, Suède ou Bulgarie. On ne peut pas rêver meilleure mise en place.

7. Parce qu’on a retrouvé Toto Martial

« J’ai passé un Euro difficile. J’ai joué 45 minutes et c’était assez désastreux. Après, j’ai passé la plupart du temps sur le banc. » Le constat d’Anthony Martial dans l’émission Téléfoot est tellement juste qu’on a eu un peu peur de l’avoir perdu pour longtemps avec les Bleus. Et puis en fait ça va : Didier Deschamps l’a titularisé face à l’Italie et il a marqué son premier but avec les Bleus. Tout va bien pour l’attaquant de Manchester United, qui devrait logiquement devenir l’un des joueurs clés des Bleus en 2018.

8. Parce qu’on aura une poule fastoche à la Coupe du monde

Enfin, normalement. Revenue à la 7e place du classement Fifa, la France devrait être pas mal classée au moment du tirage au sort des poules pour la Coupe du monde (si elle s’y qualifie, évidemment). Autant dire qu’elle a de grandes chances d’être dans le premier chapeau et donc d’avoir une poule abordable. C’est con, mais ça compte.

Capture d'écran du classement Fifa
Capture d'écran du classement Fifa - Capture d'écran

9. Parce qu’on dirait bien qu’on a (enfin) trouvé des latéraux

Ça fait bien 73 ans que Patrice Evra était titulaire à gauche. Non pas qu’on ait un problème avec lui, mais bon, on a ces dernières années quelques soucis avec nos latéraux, des deux côtés d’ailleurs. Avec les très prometteurs Sidibé et Kurzawa (24 ans tous les deux), franchement solides en Italie, en plus d’un Bacary Sagna au top à l’Euro, ça devrait le faire.

10. Parce que l’avenir est si beau

Vous avez vu jouer Dembélé avec Dortmund un peu ? Vous voyez comment Adrien Rabiot progresse chaque week-end avec le PSG ? Vous avez entendu parler de Kylian Mbappé, Odsonne Edouard ou Jean-Kevin Augustin ? Certains sont déjà en équipe de France ou plus loin, d’autres y seront un jour, mais c’est sûr, la relève est assurée. Dès 2018 ?