VIDEO. Euro 2016: Après France-Portugal, il serait pas un peu maudit des finales Griezmann?

FOOTBALL En l'espace d'un mois et demi, l'attaquant français a perdu une finale de Coupe d'Europe et une finale d'Euro...

Nicolas Camus

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La détresse d'Antoine Griezmann après la défaite de la France face au Portugal en finale de l'Euro, le 10 juillet 2016.
La détresse d'Antoine Griezmann après la défaite de la France face au Portugal en finale de l'Euro, le 10 juillet 2016. — Michael Probst/AP/SIPA

Au Stade de France,

On dit toujours que ce qui est pris n’est plus à prendre. « Merci, si c’est pour entendre ça, je peux aller voir mon papy », direz-vous. Vous n’aurez pas tort, mais ce qu’on juste veut dire par là, c’est qu’on espère de tout notre cœur qu’Antoine Griezmann ne regrettera pas cette fin de saison 2015-2016. En un mois et demi, il a perdu une finale de Ligue des champions après avoir raté un penalty, puis une finale d’Euro dont il aurait pu être le héros si une de ses deux têtes avait fini au fond.

Grizou vient d’avoir 25 ans et a tout l’avenir devant lui, bien sûr. « Je vais en jouer d’autres, et je vais les gagner », voulait-il d’ailleurs croire en zone mixte, le visage encore marqué. Le joueur de l’Atletico a montré qu’il avait du caractère. Ses six buts inscrits - et les titres de meilleur buteur et meilleur joueur de la compétition qui vont avec - sont là pour le prouver, après être passé au travers lors du match d’ouverture et avoir commencé le second sur le banc. « Pour l’instant, [ces titres] je les mets de côté, je pense à l’équipe. Mais ça bouillonne à l’intérieur. »

On le croit volontiers. Il va falloir se servir de ces frustrations pour aller plus haut, encore. « Antoine est arrivé au très haut niveau européen et mondial. Il a été décisif mais toujours en cherchant à jouer collectif. Ce n’est pas quelqu’un qui déjoue, loue Deschamps. Aujourd’hui [dimanche] il a manqué de réalisme, mais c’est un vrai joueur de haut niveau. »

« On aurait dû gagner cet Euro. Mais on reviendra plus fort », assure l’intéressé, dont le discours est aussi franc que plaisant. Car le joueur est ambitieux, et il assume. « Le Ballon d’Or, c’est mort. Ronaldo a gagné les deux grands titres de la saison ». Il était aux premières loges pour y assister, à chaque fois. Mais rien que le fait d’y avoir pensé, ça promet. Comme pour cette génération qui porte désormais son nom.