Euro 2016: France-Portugal, tristesse et désolation, l'après-match des Bleus

FOOTBALL Les joueurs français étaient abattus après la cruelle défaite en finale de l'Euro 2016 face au Portugal...

Francois Launay

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La déception de Gignac après la défaite des Bleus en finale de l'Euro
La déception de Gignac après la défaite des Bleus en finale de l'Euro — CIAMBELLI/SIPA

Au Stade de France

« Mais que veux-tu que je te dise ? ». L’interrogation est signée Paul Pogba. Alors qu’un confrère voulait l’interroger après la défaite en finale de l’Euro face au Portugal, le milieu des Bleus a préféré esquiver, histoire de ne pas ressasser son immense désillusion.

Comme lui, plusieurs joueurs sont passés sans rien dire devant la presse. Pas assez de force pour mettre des mots sur des maux. Tristesse, désolation, gueule de bois, air hagard, les Bleus faisaient peine à voir à l’issue de la rencontre.

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Certains ont quand même joué le jeu et ont fini par répondre aux questions. Avec à chaque fois une tristesse perceptible dans la voix et un visage marqué par cette déception immense et ce sentiment d’être passé à côté de quelque chose d’énorme.

« C’est un cauchemar » pour Gignac

« C’est terrible, c’est un cauchemar. Il va falloir digérer même si ça va être dur. On va passer des vacances de merde entre guillemets », n’a pas hésité à lâcher André-Pierre Gignac, un attaquant passé à un poteau de la gloire dimanche soir.

« Il faudra digérer tout ça. On fait un bel Euro mais ça ne remplace pas cette frustration et cette déception », reconnaît Hugo Lloris, le capitaine des Bleus.

« Le scénario est dur » pour Giroud

Très abattu, Olivier Giroud est revenu sur le match. « Ils nous ont mis un coup derrière la tête en marquant ce but à dix minutes de la fin de la prolongation. Le scénario est très dur pour nous. Je suis très déçu pour ce groupe qui aurait mérité d’aller au bout. Il va falloir rebondir », concède l’attaquant français.

Vite panser les plaies

Rebondir, ce sera dès le 6 septembre en Biélorussie pour le premier match des qualifications pour le Mondial 2018. Mais dimanche au Stade de France, personne n’avait la tête à ça. Il va falloir plusieurs semaines pour panser les plaies et passer à autre chose.