Euro 2016. France-Allemagne: Deschamps et sa chance légendaire, saison 10

FOOTBALL Le sélectionneur français semble être accompagné d’une réussite presque surnaturelle depuis le début de sa carrière, la preuve avec cette finale de l'Euro 2016…

Julien Laloye

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Didier Deschamps fou de joie après la victoire contre l'Allemagne.
Didier Deschamps fou de joie après la victoire contre l'Allemagne. — Michael Sohn/AP/SIPA

A Marseille,

A un moment, on a eu la faiblesse de croire qu’elle s’était évaporée dans la nature. Toutes ces affaires extra-sportives, ces forfaits de dernière minute, ces polémiques à deux francs, ces accusations de racisme ubuesques, pas de doute, la « choune » à Deschamps avait foutu le camp sans dire au revoir. Et là voilà qui fait un retour en force spectaculaire depuis que l’Euro a démarré. On récapitule :

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La frappe lunaire de Payet contre la Roumanie à la 89e

A partir de là, on en a tiré des théories fumeuses sur le plan secret des Bleus visant à remporter tous leurs matchs dans les arrêts de jeu. En ouverture, contre les Roumains, la frappe de Payet, c’est surtout un coup de pot énorme qui te lance parfaitement la compétition sur un coup de dés.

L'attaquant de l'équipe de France Dimitri Payet contre la Roumanie à l'Euro 2016, le 10 juin 2016, au Stade de France.
L'attaquant de l'équipe de France Dimitri Payet contre la Roumanie à l'Euro 2016, le 10 juin 2016, au Stade de France. - FRANCK FIFE / AFP

Les gros qui s’éliminent entre eux dans cet Euro bizarroïde

A vue de nez, rien que sur la phase de poule, on a compté au moins équipes capables de sortir les Bleus à la régulière. La Croatie, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie, qui ont eu la bonne idée de se flinguer entre eux pour qu’on n’ait que les champions du monde à taper avant la finale.

L’Islande qui sort les Anglais

Alors on en a écrit des tonnes sur les valeureux vikings venus du froid, mais leur Euro s’est terminé le soir où ils ont sorti l’Angleterre, le pays du meilleur championnat du monde. L’exploit était trop lourd à digérer pour être opérationnel contre l’équipe de France en quarts de finale. Sympa, ce tirage au sort.

Rami qui prend un jaune contre l’Irlande

Ben ouais, vous imaginez ce qu’aurait donné le pauvre Adil contre l’Allemagne ? Massacre à la tronçonneuse sans la tronçonneuse. Mais le garçon a eu la bonne idée d’être suspendu, obligeant DD à se rabattre sur Umtiti, auteur d’un match monstrueux au Vélodrome. Ce qu’on appelle du bon coaching par défaut.

Le penalty sur la main de « Schweini » contre les Allemands

A la louche, c’est le genre de mimine qui se siffle une fois sur trois à tout casser. La part de chance pour que ça tombe sur nous en demi-finale de l’Euro contre la meilleure équipe du monde, qui, avant ça, était en train de te mettre minable… Wahou.

Le souci de l’autre qui nous anime en permanence nous pousse donc à prévenir nos amis portugais de ce qui pourrait leur tomber sur le museau dimanche:

  • Ronaldo qui se pète à l’échauffement
  • Pepe qui revient à l’arraché et qui doit sortir au bout de dix minutes
  • Nani qui touche le poteau (deux fois)
  • L’arbitre qui oublié un pénoche évident sur CR7
  • La défaite aux tirs aux buts après avoir dominé tout le match

Un confrère a lancé Deschamps sur le sujet habilement, du style « Pensez-vous avoir un destin particulier avec ce maillot bleu ? ». Réponse du sélectionneur : « Le destin, c’est le destin, même si on peut essayer de l’influencer. En tant que joueur, je n’ai pas eu trop à me plaindre. Comme je dis souvent, si je devais revenir, en arrière, je ne pourrais faire que pire ». Le type qui n’a pas l’air d’y toucher mais à qui tout sourit de manière surnaturelle. Grosso modo, la France se retrouve en finale un peu par miracle au vu de ce qu’elle a montré depuis le 10 juin. Mais la force de Deschamps, c’est qu’il te fait croire que c’est normal. On cherche encore où est le piège.