VIDEO. Euro 2016: On a revu les dix pires pénos de l’Histoire, et Zaza est notre champion

FOOTBALL Le tir au but raté de l’Italien Simone Zaza contre l’Allemagne, samedi en quart de finale de l’Euro, est déjà entré au Panthéon du football…

Nicolas Stival
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L'Italien Simone Zaza (à droite) au côté de son coéquipier Emanuele Giaccherini, après l'élimination de leur équipe par l'Allemagne, en quarts de finale de l'Euro, le 2 juillet 2016 à Bordeaux.
L'Italien Simone Zaza (à droite) au côté de son coéquipier Emanuele Giaccherini, après l'élimination de leur équipe par l'Allemagne, en quarts de finale de l'Euro, le 2 juillet 2016 à Bordeaux. — M. Sohn/AP/Sipa

Glissades, panenkas, tentative de combinaison sur penalty avortée... On trouve de tout dans ce Top 10 forcément subjectif. Effet loupe de l’actu ou pas ? Nous avons placé le tir au but de Simone Zaza, en quart de finale de l’Euro contre l’Allemagne samedi, tout en haut de notre classement.

>> A lire aussi : EN DIRECT. Euro 2016: Allemagne-Italie, les Allemands se qualifient pour la demie aux pénos, le match en live

10. Andrea Pirlo (FC Barcelone – Juventus Turin, finale du trophée Gamper, 2010)

C’est entendu, Andrea Pirlo rime avec classe internationale, en toutes circonstances. En ratant sa panenka lors de la séance de tirs au but en finale du trophée Gamper, en 2010, le stratège de la Juventus offre ainsi quelques rares secondes de gloire à José Manuel Pinto, l’éternel portier remplaçant du Barça. La Juve perdra. Et alors ?

Note artistique : 4/10

Niveau d’humiliation : 4/10

Importance du match : 2/10

Note globale : 3,33/10

9. Alessandro Del Piero (Aston Villa – Juventus Turin, finale de la Peace Cup, 2009)

Une frappe digne d'un tir au but en quart de finale de Coupe de l’Ariège, catégorie U9. Alessandro Del Piero fait un joli cadeau à Brad Guzan, le gardien d’Aston Villa, sur la pelouse du stade olympique de Séville. Les Villans s’adjugeront dans la foulée l’anecdotique Coupe de la Paix. Mais qui s’en souvient ?

Note artistique : 6/10

Niveau d’humiliation : 8/10

Importance du match : 2/10

Note globale : 5,33/10

 

8. Eric Cantona (Beauvais – Bordeaux, 32es de finale de Coupe de France, 1989)

Une panenka, c’est beau quand ça marche. Sinon, c’est ridicule. Alors Bordelais, « Canto » ne réussit pas à faire franchir la ligne au ballon, sur son tir au but. Pris à contre-pied, le gardien oisien a tout le temps pour se relever et se saisir du ballon. Bilan ? Une élimination girondine.

Note artistique : 6/10

Niveau d’humiliation : 7/10

Importance du match : 5/10

Note globale : 6/10

 

7. Steven MacKay (Brora Rangers – Deveronvale, Highland Football League, Ecosse, 2015)

Si vous avez joué au foot, un entraîneur vous a forcément engueulé un jour parce que vous avez tiré (et raté) un penalty que vous aviez provoqué. Apparemment, ce n’était pas le cas de Steven MacKay, avant cet obscur match de cinquième division écossaise. Une glissade plus tard, l’attaquant de Brora Rangers (qui a tout de même gagné le match) a retenu la leçon.

Note artistique : 8/10

Niveau d’humiliation : 8/10

Importance du match : 3/10

Note globale : 6,33/10

 

4 ter. Amir Sayoud (Al-Ahly – Kima Aswan, Coupe d’Egypte, 2011)

Un énorme raté, finalement sans conséquence pour le club d’Al-Ahly, facile vainqueur de la rencontre (4-0) : Amir Sayoud feinte une frappe, tombe et le ballon roule jusque dans les gants du gardien adverse. Et pour couronner le tout, le jeune Algérien reçoit un étonnant carton jaune en se relevant.

Note artistique : 8/10

Niveau d’humiliation : 9/10

Importance du match : 4/10

Note globale : 7/10

 

4 bis. Pilo (América de Rio Preto – Votuporanguense, championnat de Sao Paulo, série A3, 2013)

Dans l’anonymat de la troisième division pauliste, Pilo connaît un instant de gloire dont il se serait bien passé. L’attaquant de l’América de Rio Preto tape l’un des pires pénos de l’histoire. Le ballon part à quelques dizaines de centimètres sur sa droite, et un défenseur adverse le dégage. Bien sûr l’América perd le match (0-2).

Note artistique : 8/10

Niveau d’humiliation : 10/10

Importance du match : 3/10

Note globale : 7/10

 

4. Mickaël Landreau (Nantes – Sochaux, finale de Coupe de la Ligue 2004)

Pour arrêter les penaltys, le portier international était un spécialiste. Pour les tirer, c’est autre chose. Alors qu’il peut donner la victoire aux siens, Landreau expédie sa panenka dans les bras de son collègue Teddy Richert. Finalement, c’est Sochaux qui s’adjugera la Coupe…

Note artistique : 5/10

Niveau d’humiliation : 8/10

Importance du match : 8/10

Note globale : 7/10

 

3. Peter Devine (Lancaster City – Whitley Bay, finale de la Northern Premier League First Division, 1991)

Le combo parfait glissade-ballon à peine effleuré-blessure (réelle ou simulée) ? L’attaquant de Lancaster City Peter Devine le réussit lors d’une finale de championnat amateur du nord de l’Angleterre. 25 ans après, la vidéo remporte toujours un vif succès sur les réseaux sociaux.

Note artistique : 9/10

Niveau d’humiliation : 10/10

Importance du match : 4/10

Note globale : 7,66/10

 

2. Robert Pires et Thierry Henry (Arsenal – Manchester City, Premier League 2005)

Déjà auteur d’un penalty qui permet aux Gunners de mener 1-0, Pires se voit offrir l’occasion de doubler la mise. Il préfère tenter la combinaison avec Thierry Henry, pour un hommage au maître Cruyff, qui avait réussi pareille prouesse au début des années 1970. Bilan ? Un raté infâme. « Moi non plus je ne comprends pas pourquoi j’ai fait ça », confiera Pires dix ans plus tard à So Foot. Finalement, Arsenal réussira à s’imposer.

Note artistique : 9/10

Niveau d’humiliation : 9/10

Importance du match : 6/10

Note globale : 8/10

 

1. Simone Zaza (Italie – Allemagne, quart de finale de l’Euro 2016)

Bon, on a suffisamment glosé sur l’horrible soirée de l’attaquant de la Juve, entré spécialement pour la séance de tirs au but, avec son incroyable course d’élan et son missile dans les tribunes bordelaises. « Grâce » à lui, la tentative de son coéquipier Pellè, précédée d’un petit chambrage sur Neuer, est – presque- passée inaperçue. Et bien entendu, l’Italie a perdu.

Note artistique : 9/10

Niveau d’humiliation : 10/10

Importance du match : 10/10

Note globale : 9,66/10