PSG: Unai Emery? «Je ne pense pas qu'il puisse se rater», selon Timothée Kolodziejczak

FOOTBALL Le latéral gauche du FC Séville raconte le caractère et les méthodes du nouveau coach du PSG...

A.M. avec AFP
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Le nouvel entraîneur du PSG Unai Emery, le 18 mai 2016 à Bâle.
Le nouvel entraîneur du PSG Unai Emery, le 18 mai 2016 à Bâle. — JAVIER SORIANO / AFP

Les statistiques d'Unai Emery, «montrent que c'est un grand coach», a salué mercredi dans le défenseur français Timothée Kolodziejczak, qui explique qu' à Séville, où il évoluait sous les ordres du désormais  entraîneur du PSG, «personne n'était contre lui».

Comment décririez-vous Unai Emery?

C'est quelqu'un de très droit et de vrai. Il dit vraiment les choses comme il les pense, même si cela ne plait pas. Ses statistiques montrent que c'est un grand coach, et le Paris SG va lui faire franchir un palier supplémentaire, c'est une super opportunité pour lui et c'est normal qu'il parte.

Ne craignez-vous pas que la marche ne soit trop élevée pour lui?

Je ne pense pas qu'il puisse se rater, mais c'est vrai que ce sera un gros challenge avec la Ligue des champions. Le championnat bon, ça risque d'être déjà plié, mais la Ligue des champions... Je pense que le coach peut inculquer un discours, faire en sorte que tous les joueurs adhèrent à ce qu'il dit. Il est très intelligent pour ça, il est préparé, il aura un discours qui sera bon et auquel tout le groupe va adhérer.

Quel genre d'entraîneur était-il à Séville?

Personne n'était contre lui. Même ceux qui jouaient peu, ou pas du tout, ils donnaient tout à l'entraîement et on adhérait tous à ce qu'il dit. Pourquoi? C'est un tout. Il nous donne vraiment confiance en nous-même, il ne nous casse jamais. Moi-même, j'ai eu des débuts difficiles et il a toujours été là pour moi. Ca a été un peu difficile pendant six mois, mais je revenais m'entraîner le lendemain des matches, et le coach me disait d'être patient, que je devais continuer à bosser, que ça allait aller... Il a toujours été positif, et du coup forcément, tu as envie de lui rendre sur le terrain. Quand les médias se montraient un peu critiques envers moi, il a toujours été positif face à la presse, il n'a jamais eu de mots déplacés, et quand l'équipe va un peu moins bien, il prend tout sur lui et protège complètement son groupe.»

Il est connu pour son goût pour la préparation vidéo. Elle occupait une place importante dans vos entraînements à Séville?

Pendant la saison, avant les matches, il y avait beaucoup de vidéo, c'était notre quotidien et à la fin c'était normal. C'est vrai que ça pèse mais bon, après quand tu gagnes les matches sur des détails, tu te dis que ca sert, et les matches de Ligue des champions tu les gagnes sur des détails. Ca permet de voir les faiblesses de l'adversaire, de comprendre ce que tu peux mettre en place pour les déstabiliser, de repérer aussi sur les coups de pieds arrêté s'il y en a qui ne sont pas concentrés... Mais il n'y avait pas que ça, par exemple il insistait aussi beaucoup sur le fait de respecter toutes les équipes, quelles qu'elles soient, Barcelone ou Levante.

Peut-il garder la même philosophie de jeu en France, où le jeu est moins basé sur l'offensive qu'en Espagne?

Je pense qu'il ne changera pas sa facon d'entraîner. Il a un jeu beaucoup basé sur l'offensive et il restera comme ça, je ne pense pas qu'il se mette à faire comme en Ligue 1. Il va rester dans sa nature de jeu espagnole, avec des latéraux très hauts, une seule pointe... De toute façon vous voyez qu'en ce moment les équipes qui gagnent en Europe, ce sont les équipes espagnoles.