Euro 2016: Et en plus, l'Allemagne n'est pas encore à fond

FOOTBALL Impressionnante dimanche contre la Slovaquie, la Mannschaft assure avoir encore une marge de progression...

Francois Launay
— 
La joie des Allemands après leur qualification pour les quarts de finale
La joie des Allemands après leur qualification pour les quarts de finale — Michel Spingler/AP/SIPA

On a tendu l’oreille pour être sûr d’avoir bien compris, mais à l’issue de son match impressionnant face à la Slovaquie, Joachim Löw, le sélectionneur allemand, a bien lâché tranquillement que son équipe « devait encore s’améliorer ». Là tout de suite comme ça, on ne voit pas trop comment. En huitièmes de l’Euro face à la Slovaquie, l’Allemagne a tellement déroulé qu’elle semblait avoir réalisé le match parfait.

>> A lire aussi : Allemagne-Slovaquie, revivez la belle qualification allemande pour les quarts...

Un quart très piégeux

Mais en fait non, cette équipe assure en avoir encore sous la semelle. « On doit encore progresser si on veut remporter ce tournoi. Dans tous les domaines, on doit élever notre niveau, on n’a pas le droit de se relâcher. Il ne faudra laisser aucun temps et aucun espace à l’adversaire, parce qu’ils l’utiliseront », a poursuivi Löw.

Car s’il y a bien un match qui fait flipper l’Allemagne, c’est son quart de finale prévu samedi à Bordeaux. Les champions du monde ne connaissent pas encore le nom de leur adversaire, mais ce sera forcément du très lourd entre l’Italie ou l’Espagne qui s’affrontent ce lundi au stade de France.

« Pour l’instant, on a joué que des équipes qui ne faisaient que défendre. On tombera contre des équipes plus offensives au tour suivant », assure l’attaquant Mario Gomez. Encore que si c’est l’Italie, il ne faudra pas non plus s’attendre à des vagues incessantes devant les buts allemands.

L’appétit vient en mangeant

Reste que cette grosse affiche à venir augmente l’appétit des Allemands. « On préfère jouer contre des équipes plus fortes, c’est plus sympa. On veut affronter les meilleurs », lâche, tout serein, Jérôme Boateng, le défenseur allemand. Et si jamais la Mannschaft s’en sort et s’améliore encore, on ne voit pas très bien qui pourra lui barrer la route du sacre.