Euro 2016: Pourquoi les Bleus doivent absolument finir premiers

FOOTBALL Les Bleus ne doivent pas perdre contre la Suisse pour s'éviter des sueurs froides...

Francois Launay

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Le milieu de terrain des Bleus Dimitri Payet.
Le milieu de terrain des Bleus Dimitri Payet. — BPI/Shutterstock/SIPA

Ceux qui pensaient que les Bleus avaient fait l’essentiel en se qualifiant pour les huitièmes peuvent trembler. Dimanche face à la Suisse, pour son troisième match de poule, la France ne joue rien de moins que son avenir dans son  Euro.

Car finir premier ou deuxième du groupe n’est pas du tout, mais alors pas du tout la même chose. Pour s’éviter des sueurs froides, les Bleus ne doivent pas paumer contre les Helvètes. Sinon, c’est l’enfer qui les attend.

Premier du groupe, une voie royale vers les demi-finales

Une chose est sûre, si les Blues finissent premiers, on ne connaîtra pas leur adversaire en huitièmes avant la fin du premier tour. Car le mec qui nous a pondu cette histoire de meilleurs troisième est sans doute un vieux sadique asocial désireux de rendre les choses incompréhensibles sauf à un BAC + 15.

Voilà le système de qualifciation des meillurs troisièmes. Si ça vous semble limpide, allez consulter
Voilà le système de qualifciation des meillurs troisièmes. Si ça vous semble limpide, allez consulter - UEFA

Bon, pour résumer, s’ils ne perdent pas contre la Suisse dimanche, les Bleus joueront le troisième du groupe C ou D ou E. Mais là comme ça, on est bien incapable de vous dire qui ce sera. Si les Bleus ont quand même neuf chances sur quinze de jouer le troisième du groupe C (Allemagne ou Pologne ou Irlande du Nord), rien n’est encore fait. On a aussi trois chances sur 15 de rencontrer les troisièmes des groupes D (Espagne, Croa et E.

Bon partons sur le principe que ce sera l’Irlande du Nord en huitièmes. Normalement, une formalité pour les Bleus qui affronteront en quarts le vainqueur du match entre le deuxième du groupe B (actuellement le Pays de Galles) et le deuxième du groupe F (actuellement l’Islande). En gros, on aurait sans doute le tableau le plus facile de la deuxième phase et la route des demies, l’objectif minimum, semblerait bien dégagée.

Deuxième du groupe, une certaine idée de l’enfer

Alors là, ça se complique sévère. Si les Bleus paument dimanche soir, l’Euro ressemblera à un chemin enneigé du GR 20 pour les hommes de Deschamps. En finissant deuxième, la France pourrait carrément rencontrer l'Allemagne  dès les huitièmes si la Mannschaft (actuellement première du groupe C) fait moins bien que la Pologne (deuxième du groupe C) dans son dernier match de poule.

Vu qu’on ne gagne jamais contre les Allemands en phase finale, l’accident industriel avec une élimination précoce est à craindre. Et même en cas d’exploit contre les champions du monde, il faudrait sans doute se coltiner en quarts l’Espagne,double tenante du titre et impressionnante depuis le début de l’Euro. Bref, pas besoin de vous faire un dessin, faut absolument éviter ce tableau de la mort si on veut espérer quelque chose dans ce tournoi.