Euro 2016: L'UEFA reconnaît ne pas avoir «anticipé les débordements de Marseille»

FOOTBALL Une trentaine de personnes ont été blessées ce week-end...

R.B. avec AFP

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Des bagarres entre supporters russes et anglais ont éclaté à Marseille, cours Estienne d'Orves, le   11 juin 2016.
Des bagarres entre supporters russes et anglais ont éclaté à Marseille, cours Estienne d'Orves, le 11 juin 2016. — Darko Bandic/AP/SIPA

«Il faudra débriefer tout ce qui s'est passé en vue du prochain championnat d'Europe», a confié vendredi, Martin Kallen, directeur général de l'Euro 2016, chargé de la gestion des évènements à l'UEFA, alors que le tournoi a été parasité par des violences et des incidents.

Etes-vous satisfait de ce début de compétition?

Nous sommes satisfaits de l'organisation à l'exception du match dont tout le monde a parlé (Angleterre-Russie à Marseille). Il y avait des événements inattendus, comme les grèves, qui nous ont donné des soucis au niveau opérationnel mais ça n'a pas eu l'impact auquel on aurait pu s'attendre. Au niveau sportif, on nous annonçait une importante chute du niveau de la compétition en passant à un format à 24 équipes, mais ce n'est pas ce qu'on observe.

N'aurait-il pas fallu ajuster le calendrier pour éviter que les matches à risques se retrouvent à 21h?

Il y a eu des discussions après le tirage au sort concernant les matchs pouvant présenter des risques au niveau de la sécurité. Mais nous avons pris la décision de ne pas changer le calendrier, parce que nous n'en voyions pas la raison. Bien sûr, il faudra débriefer tout ce qui s'est passé en vue du prochain championnat d'Europe (organisé en 2020 dans 13 villes de 13 pays différents). Nous n'avions pas anticipé les débordements intervenus à Marseille, même s'ils n'ont pas été aussi importants que ce qui en a été dit. Maintenant nous avons haussé le niveau de sécurité en faisant appel à davantage de stewards dans les stades.

Comment jugez-vous les pelouses de certains stades, notamment celles du Vélodrome à Marseille et du Stade de France à Saint-Denis?

C'est vrai que les terrains pourraient être meilleurs, ces dernières semaines ont été difficiles d'un point de vue climatique. C'est un sujet majeur avec les stades modernes, qui sont multifonctions et accueillent d'autres événements que le football, des concerts, des matches de rugby... On voit que les pelouses des stades de Lyon et de Paris sont bien meilleures, et ce sont des pelouses où ne se jouent que des matches de football.