Euro 2016: Les fins de match de fous furieux, «ce petit truc en plus pour aller au bout»

FOOTBALL Encore une fois dans cet Euro, les Bleus sont allés chercher la victoire dans les dernières minutes face à l’Albanie…

Nicolas Camus
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Antoine Griezmann célèbre son but face à l'Albanie, le 15 juin 2016.
Antoine Griezmann célèbre son but face à l'Albanie, le 15 juin 2016. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

A Marseille,

La joie des Bleus et de tout le public du Vélodrome, mercredi soir, sur les coups de 23 heures, a été inversement proportionnelle au désespoir qui a habité tous les supporters pendant presque 90 minutes. C’est dire si le craquage a été complet… Ça donc deux fois en deux matchs dans cet Euro que l’équipe de France joue avec nos petits cœurs en marquant en toute fin de match, alors que le reste a été franchement moyen.

Bien sûr, les joueurs aimeraient mener 4-0 à la mi-temps, mais puisqu’il faut faire avec ça pour l’instant, autant savoir s’en satisfaire. « C’est bien d’avoir cette mentalité. Ça fait plaisir de savoir qu’on a un gros mental et qu’on va chercher les matchs jusqu’au bout », apprécie Giroud. « Ça montre que ça se joue dans la tête, juge pour sa part Lloris. Je trouve qu’on a montré de la maturité, on a su être patient. » Patient, oui, c’est le moins que l’on puisse dire. Un poil plus et ça aurait trop, quand même.

Mais puisque ça a fonctionné, autant demander aux joueurs quelle valeur ils accordent à ces scénarios de fou, ce qu’ils traduisent. Et là, la réponse d’Olivier Giroud nous a beaucoup plu.

« Je pense qu’on a cette volonté commune de se transcender. De donner encore plus devant notre public, devant la France entière. On a très envie de réaliser quelque chose de grand et c’est peut-être ce supplément d’âme qui fera la différence. L’état d’esprit est présent pour toutes les équipes, mais parfois il y a un petit truc en plus pour aller au bout »

Voilàààààà ce qu’on voulait entendre. Le jeu n’est pas en place ? Au moins les gars sont ensemble, et quand on voit les photos du groupe après le but de Griezmann il est difficile de douter. Un Euro, ça se gagne au mental plus qu’à l’enchaînement double roulette-sombrero, et puis c’est tout. Rematez-vous les matchs des Bleus en 98, si vous voulez.