Euro 2016: C'était comment, avec les grèves, l’accès au Stade pour France-Roumanie?

FOOTBALL La grève prévue dans les transports faisait craindre de grosses difficultés pour le match d’ouverture de l’Euro...

N.C.

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Le quai du RER, Gare du Nord, pour accéder au Stade de France, le 10 juin 2016.
Le quai du RER, Gare du Nord, pour accéder au Stade de France, le 10 juin 2016. — N.CAMUS

Une grève des transports un jour de match d’ouverture de l’Euro… L’idée a eu le don d’énerver usagers, organisateurs de la compétition et politiques, mais les syndicats des cheminots ont tenu bon. Ce vendredi, seuls un RER B sur deux et un RER C sur trois étaient ainsi prévus sur ces deux lignes qui relient Paris au Stade de France, lieu de France-Roumanie.

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On a connu meilleure nouvelle, au moment où 80.000 personnes sont attendues pour un événement dont on parle depuis deux ans. Commencer le match avec le quart du stade vide à cause d’une grève, ça aurait fait honneur aux clichés des étrangers sur la France, remarquez. Mais finalement, cela s’est plutôt bien déroulé.

Gare du Nord, tout a été mis en place pour fluidifier le trafic en fin d’après-midi. Une navette a été mise en place pour relier la station au Stade de France toutes les 20 minutes environ. Avec les quelques RER qui circulent, cela fait un train toutes les 10-15 minutes qui partent vers La Plaine-Saint-Denis. Il est 18h30, la foule est compacte sur les quais. Ça marche vite, ça court même parfois, mais tout se déroule dans le calme.

Au moins, on a le temps de discuter compo d'équipes entre spécialistes.
Au moins, on a le temps de discuter compo d'équipes entre spécialistes. - N.CAMUS

En fait, le problème est moins de partir de la Gare du Nord que d’y arriver. La ligne du RER est coupée juste avant. « C’était pas du tout une bonne idée cette grève, souffle Bruno, arrivé de Normandie un peu plus tôt. C’est blindé partout, il ne faut pas être claustro. »

Prévenant, Jean-Baptiste a lui pris la voiture pour venir depuis le Plessis-Robinson, au sud de Paris. Mais il a mis deux heures pour arriver jusque-là et a pris un bon coup de stress. « Ça a été une belle galère, mais le principal c’est d’être là », glisse-t-il avant de monter dans le train. On est encore dans les temps ! » Il est 19h45, dans vingt minutes il sera aux abords du stade. Pas de soucis, la cérémonie d’ouverture avec David Guetta, il en sera.

A une heure du coup d’envoi, les quais se désemplissent d’un coup. Certains trains partent même aux trois-quarts vides. En demandant aux supporters d’anticiper leur départ pour le Stade, les autorités ne s’attendaient sûrement pas à être aussi entendues.

20h45, Stade de France, l’accès au périmètre se fait sans encombre. « La Marseillaise » retentit peu après, dans une enceinte pleine à craquer. Tout va bien. Evidemment, les quelques retardataires croisés sur le parvis juste après le coup d’envoi ne sont pas tout à fait de cet avis. Mais franchement, ça aurait pu être pire.