«Le PSG a voulu me mettre dehors, ça m'a énervé», regrette Sirigu

FOOTBALL Le gardien italien s’est lâché dans « L’Equipe » après une saison à squatter le banc de touche…

J.L.

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Salvatore Sirigu, ici en décembre avant le match face à Saint-Etienne en Coupe de la Ligue.
Salvatore Sirigu, ici en décembre avant le match face à Saint-Etienne en Coupe de la Ligue. — FRANCK FIFE / AFP

Un an qu’il se retenait pour ne pas flinguer tout le monde, inutile de préciser quel’interview accordée par Salvatore Sirigu à L’Equipe vaut le détour. Le gardien italien, rétrogradé en deuxième position dans la hiérarchie l’été dernier, n’a pas mâché ses mots sur un procédé qui l’a « beaucoup déçu ».

« Je n’étais pas pris en considération »

« On a dit à mon agent qu’il n’y avait pas besoin d’un gardien. Donc j’étais tranquille. Mais quand j’ai appris que le club prenait un gardien… », a-t-il expliqué, avant de se rendre compte qu’il ne serait pas vraiment mis en concurrence avec Kevin Trapp, le nouvel arrivé. « Ce qui m’a énervé, c’est que l’on ne m’ait jamais mis dans les conditions réelles de concurrence avec Kevin Trapp. Et cela m’a déçu. » Le problème, ce n’est même pas que je ne jouais pas, c’est que je n’étais pas pris en considération. »

Vexé, Sirigu assure qu’il n’a jamais tiré la tronche à son concurrent et qu’il n’aurait pas compris que Trapp soit à son tour mis sur le banc pour quelques erreurs à l’automne. Mais il aurait aimé jouer quelques matchs de plus « alors que tout était joué en championnat et que parfois toute l’équipe changeait sauf le gardien comme à Troyes ». Sirigu, à qui il reste deux ans de contrat, n’écarte pas l’idée de rester, à condition qu’on le remette dans le jeu : « S’il veut que je reste, il devra y avoir une motivation forte ». Autant dire que ce n’est pas gagné.