Manchester City - PSG: Et à la fin, Paris s'arrête encore en quarts

LIGUE DES CHAMPIONS Le PSG s'est incliné sur la pelouse de Manchester City (1-0)...

Romain Baheux
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La déception du PSG, éliminé à Manchester City en quarts de finale de la Ligue des champions, le 12 avril 2016.
La déception du PSG, éliminé à Manchester City en quarts de finale de la Ligue des champions, le 12 avril 2016. — PAUL ELLIS / AFP

De notre envoyé spécial à Manchester,

C’était la plus belle occasion de voir enfin ce PSG en demi-finale de la Ligue des champions, elle a été ratée dans les grandes largeurs. Battus sur la pelouse de Manchester City mardi (1-0), Paris a manqué son rendez-vous avec le dernier carré pour la quatrième année consécutive après son nul (2-2) à l’aller. Ça fait beaucoup (trop) pour un club aussi ambitieux.

Le coach qui s’est foiré

Un plan à trois qui dérape. Si Laurent Blanc a voulu surprendre en alignant un axe Aurier-Silva-Marquinhos pour laisser les côtés à Van der Wiel et Maxwell, le coach du PSG a complètement loupé son pari. Désorientée dans un système jamais testé en match, son équipe a vécu une première période horrible dans ce 3-5-2. Le PSG ne s’est créé aucune occasion dans le jeu et Serge Aurier a fait n’importe quoi, offrant un penalty à Sergio Agüero sur une horrible passe en retrait. Repassé en 4-3-3 avant la pause à cause de la blessure de Motta, Paris a été un poil plus dangereux mais a encaissé un but par De Bruyne (1-0, 76e). C’est ce qu’on appelle un rendez-vous manqué coach.


Des joueurs qui se sont troués

Si le PSG veut prolonger un joueur qui a juste servi à envoyer des coups francs de mammouths, qu’il fasse un pont d’or à Zlatan Ibrahimovic. Sinon, on lui suggère de tourner la page du Suédois en le laissant partir à la fin de son bail cet été. Déjà complètement à côté de son sujet à l’aller, l’avant-centre a donné de nouveaux arguments à ceux qui le jugent transparent dans les gros matchs avec un poids offensif très limité et des choix aussi moches que les rues de Manchester.


Sinon, on cherche encore Edinson Cavani ou Angel Di Maria tandis que Serge Aurier aurait pu rester avec la CFA si c’était pour faire ça.

Et maintenant, on fait quoi ?

L’état-major parisien va avoir les oreilles qui sifflent dans les prochains jours pour avoir prolongé le contrat de Laurent Blanc en février. Lié avec le PSG jusqu’en 2018, l’ancien sélectionneur des Bleus va être le premier visé par les critiques après son troisième échec de rang à ce stade de la compétition. De là à le mettre en danger ? En attendant, on imagine mal l’équipe parisienne ne pas subir un lifting au niveau de ses cadres avec les fins de contrat de Zlatan Ibrahimovic et de Maxwell, un Thiago Motta en bout de course et un Edinson Cavani à ce piètre niveau. La fin d’une époque pour le PSG version qatari.