Ligue des champions: Pourquoi tirer Chelsea n’est pas une bonne chose pour le PSG

FOOTBALL Paris affrontera les Blues pour la deuxième année de suite en huitième de finale…

J.L.

— 

Cavani - PSG - Chelsea
Cavani - PSG - Chelsea — IAN KINGTON / AFP

Ca aurait pu être pire, évidemment. Personne n’avait envie de voir le PSG se casser les dents sur le Bayern Munich ou sur le FC Barcelone dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais de là à retrouver Chelsea pour la troisième année de rang, faut pas pousser. 20 minutes vous explique pourquoi ces retrouvailles ne sont pas forcément une bonne nouvelle pour Paris.

>> Revivez le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions

Parce que Chelsea a le temps de se refaire

Champion d’Angleterre au titre, Chesea est à la rue complet cette saison, ce qui lui vaut d’occuper une désastreuse 16e place avant d’affronter lundi soir le Leicester de Claudio Ranieri, surprenant troisième. Huit défaites en quinze matchs, un point d’avance sur le premier relégable, des chiffres qui en font une proie tout à fait abordable. Sauf que février encore loin et que les Blues vont immanquablement finir par évoluer à un niveau décent se rapprochant de la valeur d’un effectif en béton.

Toutes proportions gardées, les regards rappellent ceux que l’on portait sur la même affiche l’an dernier au moment du tirage au sort. Chelsea marchait sur la Premier League et le PSG peinait à mater la concurrence en L1. La dynamique s’était peu à peu inversée pendant l’hiver, alors qu’une double confrontation en décembre/janvier aurait sans doute souri aux Londoniens sans trop de soucis.

Parce que Mourinho vaut mieux que ça

L’an passé, son aura tactique avait pali lors du match retour face au PSG, où l’attentisme calculateur qui a fait sa fortune en Coupe d’Europe, a fini par lui exploser à la figure à Stamford Bridge. Depuis José Mourinho semble avoir entamé une descente sans fin vers les profondeurs de l’indignité. Il s’est ridiculisé dés le mois d’août en s’en prenant de manière absurde au médecin Eva Carneiro, qui a décidé d’’attaquer le club en justice après une mise à l’écart injuste.

Il a ensuite multiplié les conférences de presse loufoques, pendant lesquelles il s’efforce de convaincre son auditoire que tout roule comme sur des roulettes alors que son équipe ne gagne plus un match. Sauvé par sa réputation et surtout par les indemnités indécentes que devrait lui payer Abramovitch en cas de licenciement, Mourinho continue de faire le malin comme au premier jour. Il jouera une partie de la crédibilité qui lui reste sur ces matchs contre le PSG, alors attention à la bête blessée. Un sale coup à la Demba Ba n’est pas à exclure.

Parce qu’on ne pardonnerait pas une élimination au PSG

Sur le papier, Chelsea n’est pas beaucoup moins doté que le PSG, et pourtant on ne vous raconte pas les hurlements de hyènes si jamais Di Maria et compagnie se faisaient sortir en huitièmes de finale par cette équipe. Cela tient évidemment au début de saison catastrophique des Blues, mais pas seulement. Quelque part, dans les esprits, le PSG a réglé le cas Chelsea au printemps dernier.

Une qualification à un de moins en sortant ses cojones, le Paris des Qataris est né le 12 mars 2015 à Stamford Bridge. Après, c’était le Barça, et avec les absents, Paris a été excusé. Bref, toute mauvaise blague en février serait vécue comme un immense coup de frein au projet de QSI, si ce n’est un retour en arrière presque impardonnable. Nasser el Khelaïfi se retrouverait bien embêté d’avoir prolongé Laurent Blanc deux ans de plus après une éventuelle leçon tactique de Mourinho, comme en 2014.