La FFF dénonce «des propos du siècle dernier» après le dérapage sexiste de David Le Frapper

FOOTBALL L'entraîneur de Valenciennes s'en est pris à Stéphanie Frappart...

R.B.

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David Le Frapper le 25 février 2015.
David Le Frapper le 25 février 2015. — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Il est venu s’excuser mais le mal est fait. La Fédération française de football a condamné les propos misogynes de l’entraîneur de Valenciennes David Le Frapper, auteur d’un « quand on est une femme et qu’on arbitre un sport d’homme, c’est compliqué », quelques minutes après le match nul contre Laval (0-0) vendredi soir.

« De la part d’un éducateur, on ne peut pas l’accepter, estime Eric Borghini, président de la commission fédérale de l’arbitrage à la FFF. La frustration ne permet pas tout à un entraîneur. Ces paroles abaissent leur victime, mais surtout celui qui les profère. C’est inacceptable. Ce sont des propos du siècle dernier. » Le syndicat des arbitres s'est également fendu d'un communiqué samedi.

« Mes propos ont dépassé ma pensée »

Peu après son dérapage, David Le Frapper s’est représenté devant les médias pour présenter ses excuses et calmer la polémique montante. « Mes propos ont dépassé ma pensée. J’en suis désolé, a glissé le technicien. Les femmes ont évidemment un rôle important dans le milieu du football. Je suis profondément déçu, ça ne me ressemble pas. Ces propos sont sortis sous le coup de la déception et de la colère. Je m’excuse auprès de Madame l’arbitre. »