Fifa: Candidat à la présidence, le cheikh Salman dément avoir commis des atteintes aux droits de l'Homme

FOOTBALL Il est l'un des huit hommes à briguer la succession de Sepp Blatter...

R.B. avec AFP
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Le cheikh Salman le 30 avril 2015.
Le cheikh Salman le 30 avril 2015. — Hasan Jamali/AP/SIPA

Le cheikh bahreini Salman a qualifié mardi de «sales mensonges» les accusations d'atteinte aux Droits de l'Homme qui entachent sa campagne pour la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa).

«Ce sont de fausses accusations, de sales mensonges qui sont répétés encore et encore», a déclaré à la BBC le président de la Confédération asiatique (AFC), qui fait l'objet d'attaques de la part d'organisations de défense des droits de l'Homme pour son rôle présumé dans la répression du soulèvement démocratique de 2011 au Bahrein.

«Je ne peux pas démentir quelque chose que je n'ai pas fait», a ajouté ce membre de la famille royale du Bahrein qui a annoncé lundi sa candidature à la succession de Joseph Blatter à la tête de la Fifa.

«De telles accusations ne sont pas seulement dommageables, elles sont aussi vraiment blessantes. Il y a des gens qui ont un plan en tête», a-t-il ajouté sans précision.

Exclusive: Shaikh Salman tells @BBCSport torture allegations against him are 'nasty lies'. Full story: https://t.co/E3BYYnKdFx
— Richard Conway (@richard_conway) October 27, 2015

Cheikh Salman, 49 ans, était président de la Fédération du Bahrein en 2011 lorsque des citoyens ont été tués dans des répressions de manifestations de l'opposition réclamant des réformes politiques. Des organisations de défense des droits de l'Homme l'accusent d'avoir aidé à l'identification de sportifs impliqués dans ces manifestations.

Soutenu par la Confédération asiatique, cheikh Salman apparaît comme un des candidats les mieux placés pour succéder à Blatter lors de l'élection du 26 février.

Il a assuré qu'en cas d'élection il ne demanderait pas de salaire et a répété son intention de redorer l'image de la Fifa ternie par le scandale de corruption qui la touche au plus haut de sa hiérarchie.

«Avec le soutien que je vais recevoir, nous allons pouvoir redresser la situation très vite», a-t-il assuré à la BBC.

«Nous avons de grands exemples d'organisations dans le football du monde entier, comme la Premier League, la Bundesliga, même l'UEFA, qui n'ont pas l'importance de la Fifa d'un point de vue football ni financier, mais qui sont dirigées de façon très professionnelle. Et c'est ce que nous voulons faire à la Fifa», a-t-il encore dit.