PSG-Real: Ibra, le malaise est total

FOOTBALL Mauvais comme la gale face à Madrid, Zlatan Ibrahimovic a été (légèrement secoué) par Laurent Blanc…

B.V.
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Zlatan Ibrahimovic lors du match de Ligue des champions entre le PSG et le Real Madrid, le 21 octobre 2015.
Zlatan Ibrahimovic lors du match de Ligue des champions entre le PSG et le Real Madrid, le 21 octobre 2015. — M.EULER/SIPA/AP

On aimerait bien sortir une bonne passe, une jolie remise en retrait, un super appel de balle, un geste technique hors du commun, je sais pas moi, un centre, une frappe cadrée à l’échauffement, un sourire à un ramasseur de balle… mais rien. Non rien. Rien de chez rien. Que Dalle. Zobi. Nada. Le match de Zlatan Ibrahimovic face au Real Madrid est une magnifique allégorie d’un gigantesque trou noir que même ce diable de Matthew McConaughey n’aurait pas pu éviter.



On ne peut vraiment dire qu’on soit surpris. Ça va bientôt faire dix ans qu’il galère contre les grosses équipes en Ligue des champions. Ça va aussi faire six mois qu’il rame tout autant en Ligue 1, mais quelques balles poussées au fond comme le week-end dernier à Bastia cachent la misère. Attention, personne ici n’osera dire que Zlatan Ibrahimovic n’est pas un grand joueur et possiblement le meilleur que le PSG (la Ligue 1 ?) ait connu. Mais ça commence à faire beaucoup. Beaucoup trop de hors-jeu. De ballons perdus. De coups francs en tribunes. Et de questions.

Sur le banc à Madrid ? Peu probable

La première? Mais pourquoi diable est-il encore titulaire dans cette équipe ? Pourquoi continue-t-il d’attirer tous les ballons ? Pourquoi c’est Cavani et Di Maria qui sortent à la 60e et pas lui ? Pourquoi n’y arrive-t-il pas contre les grosses équipes ? Peut-il faire un jour gagner la Ligue des champions au PSG ? Avouons-le tout net, nous n’avons pas le moindre embryon de réponse à chacune d’entre elles.

Vivement le prochain but d’Ibra contre Angers ou Bastia histoire qu’il ferme les bouches de ceux qui l’auront trouvé nul contre le Real
— Alexandre C. (@AlexCariou) October 21, 2015

Lui-même non plus, puisqu’il a confié après la rencontre à une confrère suédoise – il boude plus ou moins les médias français – se « sentir bien » en ce moment. Malaise total. Bref, tout juste peut-on avancer que Zlatan est le patron de l’équipe et qu’on ne se débarrasse pas comme de celui qui a été son meilleur joueur sans lui laisser une deuxième, une troisième, puis une cent-vingt-quatrième chance. C’est d’ailleurs ce qu’a plus ou moins expliqué Laurent Blanc après la rencontre, dans un discours assez déroutant.

« Il faut toujours être optimiste, c’est mon rôle, car l’effectif ne va pas évoluer dans l’année. Je n’ai pas le choix ». Bizarre. Il enchaîne : « Il faut faire en sorte, que ce soit pour Zlatan ou un autre, que tous soient dans la meilleure des formes. » Et pourquoi pas le mettre sur le banc lors du match retour à Madrid ? « J’ai le choix de ne pas le faire débuter, oui. Ou lui donner 15 jours de repos. Mais de le faire travailler aussi, et jouer. Pour qu’il retrouve son meilleur niveau pour les matches à venir et ceux cruciaux ». Celui à Bernabeu le sera, et sans doute encore plus pour lui que pour ses coéquipiers.