Mais pourquoi le PSG s'est-il autant battu pour Di Maria?

FOOTBALL L'Argentin doit faire franchir un cap au club parisien...

Romain Baheux
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Nasser Al-Khelaïfi et Angel Di Maria au balcon de l'hôtel Shagri-La le 6 août 2015.
Nasser Al-Khelaïfi et Angel Di Maria au balcon de l'hôtel Shagri-La le 6 août 2015. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

« Sans le fair-play financier, on peut imaginer qu’Angel Di Maria serait au PSG. » Trois mois après avoir exprimé son gros regret du mercato 2014 dans les colonnes du Parisien, Nasser Al-Khelaïfi tient enfin sa photo avec l’Argentin, son nouveau numéro 11. Recrue star de l’été parisien, le milieu offensif a signé pour quatre ans et 63 millions d’euros après de très longues tractations. Un joueur que le PSG tenait absolument à acquérir pour plusieurs raisons.

Parce que l’effectif en avait besoin

Autant on peut discuter de l’intérêt de débourser 50 millions d’euros sur David Luiz la saison dernière, autant la venue de l’Argentin était essentielle. Offensivement, le PSG a parfois tâtonné et son manque de ressources dans le secteur avait été pointé du doigt après l’élimination en quart de finale de la Ligue des champions par le Barça en avril.

La Capitale souhaite la bienvenue à son nouveau numéro 11 : Angel Di Maria #BienvenidoAngel #DiMariaDay pic.twitter.com/RTOmljFJjt
— PSG Officiel (@PSG_inside) August 6, 2015

 

Positionné à gauche du triangle offensif qu’il formera avec Zlatan Ibrahimovic (dans l’axe) et Edinson Cavani, Angel Di Maria est taillé pour ce poste et le système de jeu du PSG. Avec Lucas, Ezequiel Lavezzi et Javier Pastore sur le banc, Paris a franchement de la gueule, devant.

Parce que c’est un excellent joueur

Ok, il ne possède pas le talent de la star de la sélection argentine Lionel Messi. Il n’empêche qu’Angel Di Maria avait été un élément clé du Mondial 2014, perdu en finale contre l’Allemagne. Un match vécu des tribunes pour Di Maria, blessé. Très à l’aise techniquement, le milieu offensif est surtout un incroyable passeur. A Manchester, il a ainsi réalisé onze « assists » malgré une année mitigée.

48 - Di Maria a délivré 48 passes décisives depuis 2011/12, seuls Messi (57) et Fabregas (50) ont fait mieux dans les 5 grands champ. Paris.
— OptaJean (@OptaJean) August 3, 2015

« Tout le monde sait quel grand joueur il est, souligne son nouveau président. Ça n’a pas été facile de le faire venir car beaucoup de grands clubs étaient intéressés. » A raison.



Parce qu’il doit permettre au club de remporter la Ligue des champions

L’objectif a été martelé durant sa conférence de presse de présentation. Bloqué trois fois de suite en quart de finale de la C1, le PSG veut enfin dépasser ce stade. Voire plus. « On a l’équipe pour gagner la Ligue des champions dès cette année », assure Nasser Al-Khelaïfi.



Avec Di Maria, le PSG recrute un des éléments de base de la fameuse « Decima » - la dixième C1 du club si vous avez manqué un épisode - du Real en 2014. Bref, Paris s’est trouvé un leader supplémentaire dans sa quête du seul succès qui intéresse vraiment ses actionnaires. « Je suis ici pour remporter une deuxième Ligue des champions, explique l’intéressé. J’ai envie d’être dans ce projet pour le faire. »

Parce que c’est une star

« C’est une journée historique pour nous, estime Nasser Al-Khelaïfi. Le transfert d’Angel est le plus important pour le club cet été. » Il constitue aussi une bonne façon de marquer la concurrence. Deuxième joueur le plus cher de ce mercato derrière Raheem Sterling, passé de Liverpool à Manchester City contre 68 millions d’euros, Di Maria est un joueur de grand club, symbole des ambitions d’un PSG débarrassé des sanctions du fair-play financier et peut-être pas encore rassasié.

Nasser Al-Khelaïfi "C'est une journée historique pour le @PSG_inside avec la venue d'une star mondiale comme Angel" #BienvenidoAngel
— PSG Officiel (@PSG_inside) August 6, 2015

« On a déjà recruté beaucoup de stars », s’est contenté de répondre le dirigeant qatari, interrogé sur la suite du mercato parisien. Au point d’exclure tout autre recrutement d’ici au 31 août et la fin du marché des transferts ?