VIDEO. Football: Les Américaines championnes du monde après avoir battu les Japonaises

FOOTBALL Leur capitaine Carli Lloyd, auteure d'un triplé, a marqué un fabuleux but du milieu de terrain...

M.C.

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Les Américaines célèbrent leur victoire en finale du Mondial féminin, le 5 juillet 2015.
Les Américaines célèbrent leur victoire en finale du Mondial féminin, le 5 juillet 2015. — FRANCK FIFE / AFP

Invincibles au «soccer». Les Américaines ont remporté dimanche à Vancouver leur troisième Coupe du Monde féminine (après celles de 1991 et 1999) en écrasant les Japonaises 5-2. Cette victoire repose largement sur le match exceptionnel de la numéro 10 Carli Lloyd, auteure d'un triplé, dont ce lobe incroyable tiré du milieu de terrain à la 16e minute, le fameux but à 50m que Pelé n'a pas marqué en 1970 contre la Tchécoslovaquie.

La capitaine de l'équipe, qui a joué le match d'une vie, a brièvement été nommée «Présidente des Etats-Unis» sur sa fiche Wikipedia.

Montées en puissance tout au long du tournoi, les joueuses américaines sont désormais championnes du monde et championnes olympiques. Elles ont aussi pris leur revanche sur les Japonaises, qui les avaient privées du titre en 2011 en Allemagne en les battant aux tirs au but en finale.

Dimanche à Vancouver, il y a eu du spectacle tout du long mais la finale n'a en fait duré qu'un quart d'heure. Le temps pour des Américaines déchaînées, emmenées par leur capitaine Carli Lloyd qui a joué le match d'une vie, de tout emporter sur leur passage. Au bout de cinq minutes, les Japonaises étaient menées 2-0 alors qu'elles n'avaient pas encore mis un pied dans la surface de réparation de Hope Solo.

Les Américaines Megan Rapinoe, Lauren Holiday et Carli Lloyd fêtent un but marqué contre le Japon lors de la finale du Mondial féminin, le 5 juillet 2015. - Elaine Thompson/AP/SIPA

 

Le site Slate.com note, consterné, que les mots-clés «Pearl Harbor» étaient classés parmi les plus populaires sur Twitter dimanche soir, en référence à la base américaine bombardée par l'armée impériale japonaise en décembre 1941.

Le scenario du match et les faiblesses japonaises ne doivent pas non plus faire oublier la qualité du parcours des Américaines, sorties de la poule la plus relevée puis tombeuses de l'Allemagne championne d'Europe en demi-finale et du Japon, tenant du titre mondial en finale. Quant à Abby Wambach, légende de la discipline, elle est entrée en jeu à un quart de la fin et a enfin réalisé son rêve: elle est championne du monde.