Les Etats-Unis ont demandé l'extradition des sept responsables de la Fifa détenus en Suisse

FOOTBALL Ils avaient été arrêtés le 27 mai dernier...

N.C. avec AFP

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La Fifa, confrontée à des soupçons de corruption, a annoncé qu'elle suspendait le processus administratif de candidature pour le Mondial-2026
La Fifa, confrontée à des soupçons de corruption, a annoncé qu'elle suspendait le processus administratif de candidature pour le Mondial-2026 — Michael Buholzer AFP

La Suisse a annoncé jeudi avoir reçu les demandes d'extradition émises par les Etats-Unis concernant les sept responsables de la Fifa et d'organisations affiliées, arrêtés le 27 mai à Zurich dans un vaste scandale de corruption présumée à la Fifa.

«Les demandes formelles sont parvenues hier soir à l'Office fédéral de la justice», a annoncé le gouvernement dans un communiqué. Les sept dirigeants de la Fifa et organisations affiliées avaient été arrêtés le 27 mai à Zurich - au premier jour du Congrès de la Fifa - et placés en détention en vue de l'extradition, sur la base d'un mandat des autorités américaines.

Des pots-de-vin de plus de 100 millions de dollars

Les demandes se fondent sur les mandats d'arrêt émis le 20 mai par le parquet du district Est de New York, qui soupçonne ces personnes d'avoir accepté des pots-de-vin pour plus de 100 millions de dollars (90,4 millions d'euros), explique l'OFJ.

Ces pots-de-vin ont été versés, selon les présomptions des procureurs new-yorkais, par des représentants des médias sportifs et d'entreprises commerciales sportives pour obtenir des droits de diffusion, de commercialisation et de sponsoring lors de tournois de football aux Etats-Unis et en Amérique latine.

Un délai de 14 jours pour prendre position

Toujours selon la justice américaine, ces actes de corruption, convenus et préparés sur le sol américain, ont aussi fait l'objet de transactions financières par le biais de banques américaines, rappelle l'OFJ. Sur ordre de l'OFJ, la police cantonale de Zurich entendra les sept dirigeants détenus sur les demandes d'extradition.

La Suisse leur accordera ensuite un délai de 14 jours pour prendre position, délai qui peut être prolongé, «pour des motifs sérieux», de 14 jours supplémentaires. Ensuite, Berne décidera «dans les semaines qui suivent, sur la base des demandes d'extradition, de l'audition des détenus et de leur avis, s'ils doivent être extradés». Les décisions d'extradition de l'OFJ peuvent faire l'objet d'un recours devant le Tribunal pénal fédéral, dont la décision peut encore être attaquée en dernière instance devant le Tribunal fédéral.