Ligue 1: Geoffrey Jourdren (Montpellier) épinglé dans une affaire de paris sportifs

FOOTBALL Il aurait parié sur les rencontres de son équipe...

A.M. avec AFP

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Geoffrey Joudren, gardien de Montpellier, le 22 février 2015 à Guingamp.
Geoffrey Joudren, gardien de Montpellier, le 22 février 2015 à Guingamp. — FRED TANNEAU / AFP

Geoffrey Jourdren, gardien de Montpellier (L1), sera convoqué prochainement par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel pour non-respect de l'interdiction de paris sportifs sur les compétitions de la LFP, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. L'infraction du joueur n'entraîne toutefois aucun soupçon de fraude sur le déroulement des matchs et donc sur l'intégrité des compétitions.

Jourdren fait partie des dossiers (15 joueurs et 23 éducateurs de clubs) dont la LFP avait révélé le 6 mai l'instruction future par sa commission de discipline, indépendante. Aucun nom n'avait été donné. Selon les sources contactées vendredi par l'AFP, il n'y a pas d'entraîneur titulaire en L1 concerné.

Lors d'une première procédure similaire menée lors de la saison 2013/2014, les dossiers de 87 joueurs professionnels avaient été instruits puis jugés. Cinq d'entre eux, les plus sévèrement punis, avaient été sanctionnés d'une amende de 1500 euros et de trois matches de suspension avec sursis.

Des joueurs déjà sanctionnés

Il s'agissait notamment de Nicolas Pallois (la saison passée à Niort, Ligue 2, cette saison à Bordeaux), Anthony Le Tallec (Valenciennes, Ligue 2) et Emmanuel Imorou (la saison passée à Clermont, Ligue 2, cette saison à Caen).

A propos de la nouvelle procédure, la Ligue avait expliqué le 6 mai que «les informations concernant les paris pris par les joueurs et les éducateurs ont été obtenues suite à une décision du conseil d'administration de la LFP du 18 décembre 2014 de mettre en oeuvre, conformément au décret du 22 octobre 2013, une procédure pour vérifier si les interdictions de paris étaient bien respectées.»

«A l'occasion de cette deuxième procédure lancée en décembre dernier, le conseil d'administration de la LFP a décidé de croiser à nouveau les fichiers des parieurs détenus par l'ARJEL avec les fichiers des joueurs détenus par la FFF et la LFP, et d'élargir cette requête aux éducateurs, aux arbitres et aux délégués», avait encore rappelé la Ligue.