Les «clashicos» du Clasico (2/5): En 2003, OM-PSG, le festival de Ronaldinho

FOOTBALL Toute la semaine, «20 Minutes» revient sur les matchs souvent tendus entre l’OM et le PSG…

Nicolas Camus

— 

L'attaquant brésilien du Paris-Saint-Germain Ronaldinho contrôle le ballon le 27 avril 2003 au stade du Parc des Princes à Paris, lors de la seconde demi-finale de la Coupe de France de football opposant le PSG aux Girondins de Bordeaux.
L'attaquant brésilien du Paris-Saint-Germain Ronaldinho contrôle le ballon le 27 avril 2003 au stade du Parc des Princes à Paris, lors de la seconde demi-finale de la Coupe de France de football opposant le PSG aux Girondins de Bordeaux. — MARTIN BUREAU / AFP

Avant de devenir le Clasico, c’était déjà le match le plus chaud de Ligue 1. Alors que se profile un OM-PSG décisif dans la course au titre dimanche soir, 20 Minutes revient sur les scènes de légende ayant émaillé les rencontres entre les deux équipes. Bagarres, coups fourrés, gestes techniques fous et polémiques, le Clasico a souvent débordé du simple terrain.

Deuxième épisode: Le festival du génie Ronaldinho (9 mars 2003, 30e journée de Ligue 1)

Cette saison-là, Ronaldinho avait décidé de faire mal aux Marseillais. Très mal. Auteur d'un doublé à l'aller, au Parc (3-0), le Brésilien va faire encore mieux au retour. Certes, il ne marque qu'un but - on n'a toujours pas compris pourquoi Jérôme Leroy s'était arraché pour lui voler le deuxième - mais son génie va illuminer tout le match. Au final, cette nouvelle victoire du PSG sur le score de 3-0 reste comme le chef-d’œuvre de Ronnie sous le maillot parisien. «A l’époque, il était inconstant, parfois on ne le voyait pas trop. Mais il savait choisir ses matchs. En tout cas, on a l’impression qu’il notait sur son calendrier quand il jouait contre l’OM», raconte Johnny Ecker, latéral gauche d'une défense impuissante ce soir-là.

 

Entre cassages de reins, passes aveugles et pichenettes délicieuses, Ronaldinho a montré l'étendue de son talent. «Un extraterrestre... souffle Ecker. Il était transcendé, monstrueux. Des passes de génie, des protections de balle incroyables. Sur ce match, il était inarrêtable, tout simplement.» En plus, la défense avait décidé de lui filer un petit coup de main au cas où. N'est-ce pas Franck Leboeuf?

Forcément, le souvenir de ce match n'est pas un moment agréable pour Johnny Ecker. En même temps, celui qui est aujourd'hui revenu dans son club formateur de Beaucaire pour y être éducateur n'a pas connu beaucoup de clasicos heureux. Aucun, même. «J'en ai joué neuf [entre 2002 et 2005], j'ai huit défaites et un nul au compteur. J'ai vraiment été le chat noir à cette époque», en rigole-t-il aujourd'hui. Mais au moins, celui-là, il sait pourquoi il l'avait perdu: «On n'avait pourtant pas une mauvaise équipe. Mais à un moment, quand t'as un Ronaldinho motivé avec toi, ça aide.»

Les «clashicos» du Clasico (1/5): En 2000, OM-PSG, la bataille des Leroy

C'est là le coup de force du Brésilien. Son talent a su transcender la rivalité entre les deux clubs, et les Marseillais ne cachent même pas qu'ils l'ont eux aussi admirer. «Il y a deux rencontres à Marseille dont je me souviendrai toujours, a raconté un jour Pape Diouf, président de l'OM de 2005 à 2009. La première, c’est quand j'ai vu ce joueur surnaturel, Ronaldinho, venir et nous donner une vraie leçon de football.» Une leçon de foot, c'est vrai, il n'y a pas d'autre mot.

Episode 1: La bataille des Leroy

Episode 3: Amoniaque et Clara Morgane