Chelsea-PSG : «Se qualifier tout à la fin, c’est encore meilleur», juge Javier Pastore

FOOTBALL Le PSG a arraché sa place en quarts de finale en prolongations face à Chelsea (2-2, 1-1 au match aller)…

Propos recueillis par Julien Laloye

— 

Javier Pastore prend le dessus sur la défense de Chelsea, le 11 mars 2015.
Javier Pastore prend le dessus sur la défense de Chelsea, le 11 mars 2015. — Alastair Grant/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Londres,

Javier, Etes-vous fier de vos coéquipiers ce soir?

L’équipe ne s’est jamais relâchée. Il y avait beaucoup d’envie, alors qu’on a joué littéralement un match entier à dix. Je crois que l’équipe a tout mis sur le terrain et mérite cette qualification.

Quelle a été la différence dans l’approche par rapport au match de l’an passé?

L’expérience du match de  l’an passé nous a beaucoup servis. On a perdu l’an passé comme on a gagné cette année: en changeant de mentalité. Même avec un joueur en moins, même en étant menés deux fois, on n’a jamais lâché. C’est important pour la suite.

>> Revoyez les deux coups de tête qui ont donné la qualification au PSG

Perdre Ibrahimovic d’emblée  vous a-t-il fait douter?

J’ai fait de mon mieux. Ce n’était pas facile de défendre et d’arriver à mener quelques contres pour remporter le match. Mais l’équipe a évolué à un niveau incroyable, toujours à essayer de faire le jeu. Je crois qu’on a joué beaucoup mieux qu’eux, c’est assez incroyable vu les circonstances.

Cette qualification est le premier exploit du Paris de QSI. Va-t-elle constituer un déclic?

Ce type de résultats nous fait grandir plus vite. Ce qui s’est passé ce soir, c’est ce que tout le monde veut voir au club. Du président aux joueurs, on fait tout pour devenir l’un des plus grands clubs européens. Un match comme ce soir, ça aide.

Quelle a été la clé pour continuer à attaquer, à dix contre onze?

Le caractère. On ne s’attendait pas à prendre un rouge si vite, mais l’équipe ne s’est pas désunie. On a toujours pensé qu’on pouvait arracher cette qualification, franchement. Et elle arrive tout à la fin, c’est encore meilleur. Vu les circonstances, arriver avec la peur d’être encore éliminé par la même équipe, jouer avec un joueur en moins, c’est une grande émotion.