Chelsea-PSG: «Si dominer, c’est faire faute sur faute, alors oui, Paris nous a dominés à l’aller»

FOOTBALL José Mourinho a balancé un peu sur Laurent Blanc et son équipe avant le huitième de finale retour de C1…

Julien Laloye

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José Mourinho lors de la conférence de presse d'avant match contre le PSG, le 10 mars 2015.
José Mourinho lors de la conférence de presse d'avant match contre le PSG, le 10 mars 2015. — Matt Dunham/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Londres,

Il a commencé sa conférence de presse piano, le temps de faire chauffer les moteurs. Et puis José Mourinho, tout feu tout flamme dans son survêtement gris et jaune, a envoyé la sulfateuse, avec une roublardise admirable. Rien de direct, non non, que de la remarque insidieuse, habilement répétée jusqu’à faire son effet, presque une allitération.

>> Revivez ici la conférence de presse de Laurent Blanc

Le manager portugais a d’abord refusé de répondre à Laurent Blanc et son appréciation du match aller, à savoir que le PSG avait roulé sur Chelsea en marche arrière en dépit d’un score plus mesuré. Mais c’était pour mieux lui rayer la carrosserie avec la clé du garage. L’angle d'attaque choisi? L’agressivité débordante des joueurs parisiens au Parc des Princes. «L’équipe qui est censée pratiquer le meilleur football a fait faute après faute sur Eden Hazard [neuf au total], des tacles grossiers pour couper les contre-attaques, même Ibrahimovic, leur meilleur joueur, s’y est mis. Pourtant, on a joué contre des équipes de seconde ou troisième division en Cup ou en Coupe de la Ligue ici, mais aucune n’a été aussi agressive que le PSG. Je m’attendais à plus de foot et moins d’agressivité.»

Voilà pour la première couche, déjà costaude, même s’il faut toujours assurer le coup derrière pour éviter les marques. En bon bricoleur du mardi, José Mourinho a donc remis un coup de pinceau pour être sûr. Le PSG a-t-il dominé Chelsea à l’aller? «Si dominer, c’est avoir plus d’occasions que l’adversaire, oui, Paris en a eu plus. Si dominer, c’est jouer avec le ballon dans les pieds sans jamais progresser, oui, Paris a dominé. Si dominer, c’est faire faute sur faute pour empêcher l’équipe adverse de jouer, je confirme, Paris a dominé.» Que ferait-on sans la mauvaise foi de José, je vous le demande?