PSG-Chelsea: Pourquoi certains abonnés revendent leur place pour le match de l’année?

FOOTBALL De nombreux abonnés du Parc des Princes revendent leur place...

Antoine Maes
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David Luiz à l'échauffement avant le match PSG-Caen, le 14 février 2014.
David Luiz à l'échauffement avant le match PSG-Caen, le 14 février 2014. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Non, vivre PSG-Chelsea des tribunes n’était pas mission impossible. Alors certes, vous pourrez toujours dire que vous étiez mieux au fond de votre canapé. Mais pas qu’il était impossible de trouver des places. Oh, pas en faisant la queue des heures au guichet. Ni même en tentant votre chance au marché noir aux alentours du Parc des Princes à quelques minutes du coup d’envoi. Non, tout simplement en achetant vos places à des abonnés ayant décidé qu’ils se passeraient d’une soirée de gala.

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Louis (le prénom a été modifié), abonné depuis 13 ans, a vendu sa place en haut de la tribune Paris. «J’ai trouvé preneur pour 100 euros seulement. C’est que dalle. Le jour du tirage, ça partait à 200 euros. Mais au fur et à mesure des semaines ça a vachement chuté. Ce n’est pas énorme mais au moins je suis sûr qu’elle est partie», explique ce supporter. Evidemment, la plupart des abonnés préfèreront être au stade pour voir Zlatan Ibrahimovic.

 

Mais à l’image de Louis, ils étaient plus de 1.700 à vendre leur entrée sur Viagogo, la plateforme de revente officielle du PSG mardi en milieu d’après-midi, et à des prix raisonnables. «Des gros matchs j’en ai vu un paquet, 250 au moins. Le seul regret c’est s’il y a un truc de dingue qui se passe», explique-t-il. C’est son voisin dans les travées qui lui a pris son billet pour aller voir le choc, plus un autre pour le match contre Toulouse pour 35 euros.

Capture d'écran de Viagogo, la plateforme de revente pour les abonnés du PSG. - Capture d'écran

Un concept difficile à comprendre, le principe d’un abonnement étant justement d’être assuré de voir les grandes affiches de la saison. Mais certains n’hésitent pas à en faire un véritable business, pour tenter d'amortir un peu le prix de leur abonnement. 

«A la louche en vendant la moitié des matchs, c’est comme si on ne payait rien»

Faire des bénéfices, ce n'est pas l'objectif d'Arnaud et de ses deux amis. D'ailleurs, ils seront bien présents contre Chelsea. «L’argument financier n'est pas prépondérant. Si on vend, c'est d’abord parce qu’on ne peut pas y aller. Ensuite selon l’intérêt du match. Mais c’est une petite carotte en plus». Une carotte qui leur permet tout de même de supporter assez facilement le coût d'un abonnement leur coûtant 1.200 euros par an: «A la louche en vendant la moitié des matchs, c’est comme si on ne payait rien. C’est une aubaine».

Pour eux aussi, la revente se passe par Viagogo. Le gros plus? «Le club émet un nouveau billet. Sinon il faut se déplacer pour donner sa carte, faire confiance, la récupérer… Alors que là ça va très vite. On ne s’est jamais retrouvé avec des billets avec les bras». Mais ce soir, ils ont quand même préféré aller au stade. Quand Chelsea est en ville, l'appel du canapé a ses limites.