Le coureur Rémy Di Grégorio condamné à un an de prison avec sursis pour soupçons de dopage

CYCLISME Les soupçons de dopage portent sur l’édition 2012 du Tour de France…

A.L.G. avec AFP

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Rémy Di Grégorio.
Rémy Di Grégorio. — Claude Paris/AP/SIPA

La justice a tranché. Le coureur cycliste Rémy Di Grégorio a été condamné ce lundi à un an de prison avec sursis pour avoir détenu du matériel permettant le dopage, alors qu’il participait en 2012 au Tour de France. Le coureur avait été interpellé le 10 juillet 2012, à Bourg-en-Bresse, lors d’une journée de repos du Tour de France, qu’il courait au sein de l’équipe Cofidis.

Un an plus tôt, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique avaient reçu une information sur un trafic présumé de substances et de procédés dopants.

Le Français, en contact avec un sulfureux coureur espagnol et avec un naturopathe marseillais, avait été placé sur écoute. Les conversations laissaient transparaître une volonté de recourir au dopage et à des méthodes d’ozonothérapie, une technique d’autotransfusion avec réinjection du sang enrichi à l’ozone.

Contrôle positif lors de Paris-Nice

Lors de l’audience, le procureur Franck Lagier avait estimé que le cycliste n’était « pas un coureur vertueux animé par une volonté de gagner des courses à la loyale », estimant même qu’il avait « mis à mal l’éthique sportive de ce monument qu’est le Tour de France ».

En mars 2018, membre de l’équipe Delko-Marseille Provence-KTM, le sportif a été suspendu provisoirement par l’Union cycliste internationale après un contrôle positif à l’EPO durant Paris-Nice. Le coureur conteste s’être dopé et une enquête judiciaire est en cours.