Un moteur dans un vélo aux Mondiaux de cyclo-cross?

CYCLISME L'engin de Femke Van den Driessche a été saisi...

R.B. avec AFP

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La Belge Femke Van Den Driessche aux Mondiaux de cyclocross le 30 janvier 2016.
La Belge Femke Van Den Driessche aux Mondiaux de cyclocross le 30 janvier 2016. — Belga / AFP

L'Union cycliste internationale (UCI) enquêtait samedi soir sur le vélo de la concurrente belge Femke Van den Driessche, suspectée d'avoir eu recours au dopage technologique aux Championnats du monde de cyclo-cross, a-t-on appris auprès de plusieurs sources.

L'UCI a annoncé dans un communiqué avoir «saisi» un vélo utilisé lors de l'épreuve Espoirs dames disputée samedi.

La Fédération belge (RLVB) a ensuite indiqué qu'il s'agissait du vélo de Femke Van den Driessche, la favorite de la course Espoirs contrainte à l'abandon sur ennui mécanique en fin d'épreuve.

«L'UCI a constaté une fraude technologique et nous pouvons confirmer qu'il s'agit du vélo de Femke Van den Driessche», a communiqué la RLVB.

«Nos vérificateurs ont détecté une fraude mécanique: il est rapidement apparu que quelque chose clochait», a confirmé à la télévision belge Sporza le coordinateur UCI Peter Van den Abeele. Il n'a pas donné d'autres précisions quant à la nature de la fraude, mais la télévision publique belge affirmait qu'un petit moteur avait été découvert dans le cadre du vélo.

«Je n'ai jamais pensé que de tels agissements étaient possibles. C'est un scandale que l'entourage de Femke ait trompé la Fédération belge», a réagi Rudy De Bie, le sélectionneur belge, «choqué».

L'UCI et la Fédération belge restaient toutefois prudentes, renvoyant à des communiqués ultérieurs.

Un cas de dopage mécanique à ces Championnats du monde de cyclo-croos serait une première dans l'histoire du cyclisme.

Selon le règlement, le coureur s'expose à une disqualification, une suspension de six mois minimum et une amende pouvant s'élever à 200.000 francs suisses (192.000 euros).

Dans son rapport d'enquête publié en mars 2015, la commission indépendante pour la réforme du cyclisme (CIRC) avait conclu à l'existence de la tricherie technologique, sans apporter de preuves concrètes.

«L'UCI prend très au sérieux le problème de la tricherie technologique, telle que la possibilité de cacher des moteurs électriques dans les vélos», avait alors réagi le président de l'UCI, Brian Cookson. «Nous savons que la technologie existe et qu'elle est au point», avait-il ajouté.