VIDEO. Tour de France: Pour Nairo Quintana, «Barguil est un idiot»

CYCLISME Ils lui reprochent sa descente risquée dans la Rochette lundi...

Guilhem Richaud

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Warren Barguil est dixième du classement général du Tour de France.
Warren Barguil est dixième du classement général du Tour de France. — AFP

La chute est spectaculaire. Mais elle n’a pas eu de conséquences. Dans la descente de la Rochette, après le col de Manse, à une dizaine de kilomètres de l’arrivée de l’étape de lundi entre Bourg-de-Péage et Gap, les dix premiers du Tour de France on eu une belle frayeur. Dans un virage serré, Warren Barguil (Giant, 10e) a provoqué la chute de Geraint Thomas (Sky, 6e). Ce dernier, heurté par le Breton est sorti de sa trajectoire, a heurté de plein fouet un poteau EDF sur le bord de la route et a basculé dans le fossé, entre les spectateurs. Sain et sauf, il a pu repartir dans la foulée.

Les leaders fâchés

Mais cette image n’a pas plu du tout aux deux premiers du classement général. Pour le maillot jaune, Chris Froome, coéquipier de Thomas, il n’y avait pas lieu de prendre des risques à cet endroit. « Je ne comprends pas pourquoi certains coureurs prennent autant de risques, a-t-il expliqué à l’arrivée. Avant de préciser qu’il s’attendait à ce genre de comportement. Cette descente, tout le monde savait que ce serait un moment critique de cette étape, certains peuvent en profiter. » Nairo Quintana (Movistar), a lui été beaucoup plus cash. « Barguil est un idiot, a-t-il lâché à L’Equipe. Pourquoi prendre des risques alors qu’il ne joue rien au général ? »

Le syndrome Beloki

Si les leaders ont eu peur, c’est qu’ils avaient tous en tête la spectaculaire chute de Joseba Beloki dans la même descente en 2003, et la folle chevauchée d’Armstrong qui en a suivi. Le Breton, lui, était tout désolé d’être impliqué dans cette affaire. « Je m'en excuse, a-t-il assuré dès la ligne d’arrivée passée. J'ai voulu freiner, mais juste avant le virage, il y a Tejay Van Garderen qui m'a poussé et j'ai perdu mon levier de frein arrière. J'aurais pu vraiment percuter Geraint très, très vite. J'ai eu très peur, j'ai vraiment cru que j'allais tout droit. Je ne l'ai pas fait exprès, je suis vraiment désolé, je n'élimine pas les coureurs comme ça. Le Tour est plus tendu que les autres courses. Le niveau est tellement serré dans les montées que les écarts se font parfois dans les descentes. » Qu’il se rassure, plus de peur que de mal, mais pour sûr que tout le monde va être sur ses gardes dans les descentes à venir.