Coupe du monde 2018: Avoir viré Halilhodzic pourrait être «un avantage» pour le Japon, selon Philippe Troussier

FOOTBALL La sélection japonaise fait son entrée dans le Mondial mardi, face à la Colombie…

M.C.

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Philippe Troussier.
Philippe Troussier. — SIPA

L’heure de vérité approche pour les footballeurs japonais. Après avoir remercié avec fracas son coach Vahid Halilhodzic en avril, officiellement à cause d’un manque de communication avec les joueurs, la fédération nipponne a maintenant une pression considérable pour que les Samurai Blue assurent une prestation honorable à la Coupe du monde. Premier test mardi, face à la Colombie, avant le Sénégal et la Pologne.

Akira Nishino, l’ancien directeur technique qui a succédé au Franco-Bosnien, n’a pas d’expérience en Coupe du monde, mais sa nomination est un « un avantage » pour l’équipe, selon l’ancien sélectionneur Philippe Troussier. En ce qui concerne la communication avec Vahid Halilhodzic, « il était concentré seulement sur les mécaniques de l’équipe, sur le bruit du moteur, déclare le technicien français à l’agence Reuters. C’est peut-être 60 % du job, mais sans âme, sans communication, sans unité, on ne peut pas gagner. Il faut un moteur de Ferrari, mais il faut aussi une atmosphère autour de l’équipe, où les gens vous aiment. Ils ont ça maintenant avec Nishino, et c’est un avantage, je pense. »

« Même avec José Mourinho ou Arsène Wenger, ce serait difficile »

Il y a une semaine, l’ancien sélectionneur, qui a coaché le Japon de 1998 à 2002, en le qualifiant même pour les huitièmes de finale du Mondial 2002, se montrait moins optimiste : « Même avec José Mourinho ou Arsène Wenger, ce serait difficile pour le Japon d’atteindre les huitièmes de finale », déclarait Philippe Troussier à l’Agence France Presse lundi dernier.

« En commençant par la Colombie et le Sénégal, pour moi le Japon n’a aucune chance sur le papier », assénait-il encore. « La Colombie et le Sénégal ont trois, quatre, cinq joueurs qui peuvent faire la différence. Ça va être très difficile pour le Japon ». A moins, bien sûr ; d’« un peu de chance et de décisions arbitrales favorables »…