Mondiaux d’athlétisme: Rassurez-vous, Renaud Lavillenie est «serein»

ATHLETISME Le perchiste français part à la conquête du dernier titre manquant à son palmarès...

R.B. avec AFP

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Renaud Lavillenie, champion olympique de saut à la perche.
Renaud Lavillenie, champion olympique de saut à la perche. — Joe Toth/BPI/REX Shutte/SIPA

A la recherche du seul titre majeur qui manque à son palmarès, le Français Renaud Lavillenie estime que les Mondiaux de Pékin, qui démarrent pour lui samedi avec les qualifications, sont ceux qu’il aborde pourtant avec le plus de sérénité.

« Ce sont les Mondiaux où je suis le plus serein et le moins anxieux », a confié jeudi Lavillenie, venu à la rencontre de la presse à deux jours de son entrée dans la compétition, à Pékin.

« En 2013, j’arrivais à Moscou pour des Mondiaux où je n’avais pas le droit de perdre. Car j’étais passé à côté à Daegu en 2011 avant d’être champion olympique en 2012: l’approche n’avait pas été la même », explique-t-il.

« Là, je m’en suis beaucoup plus détaché. Peut-être parce que j’ai perdu deux meetings cette saison. C’est aussi l’expérience et la maturité, je m’attache à moins de points importants. De fait, depuis Moscou, beaucoup de choses se sont passées de mon côté avec un record du monde et une saison 2015 qui est plutôt bien avec 7 sauts à plus de 6 m », développe-t-il.

Renaud Lavillenie dispute à Pékin les quatrièmes Mondiaux en plein air de sa carrière. Il a pour le moment décroché le bronze en 2009 et 2011, et l’argent en 2013.

« J’ai le bon souvenir d’être toujours reparti des Mondiaux avec quelque chose. Actuellement dans le circuit perche, je suis le seul à l’avoir fait. Ça remplit des objectifs que j’avais quand j’ai commencé au haut niveau. Mais c’est vrai que les deux derniers ce sont des mauvais souvenirs. A Daegu j’ai fait de mauvais choix et à Moscou c’était juste une aberration que la piste d’élan soit trop courte », regrette-t-il.