Equipe de France: L'heure de la renaissance pour Abou Diaby?

FOOTBALL Remis sur pieds, le milieu de terrain d'Arsenal est de retour en Bleu, avec l'espoir de s'imposer dans l'équipe de Didier Deschamps...

Romain Scotto

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Le milieu de terrain de l'équipe de France Abou Diaby, lors de son arrivée à Clairefontaine, le 3 septembre 2012.
Le milieu de terrain de l'équipe de France Abou Diaby, lors de son arrivée à Clairefontaine, le 3 septembre 2012. — F.Fife/AFP

Il faut un petit moment de réflexion à Abou Diaby pour se souvenir de sa dernière période de plénitude physique. En club comme en sélection, les matchs disputés intégralement sont une rareté pour le milieu d’Arsenal. Alors quand il revisionne le film de sa dernière saison, le «Docteur Maboule» des Bleus s’arrête sur un Blackpool – Arsenal de Premier League en début d’année. Six mois plus tard, le revoilà sur pied, prêt à honorer la convocation de Didier Deschamps pour affronter la Finlande vendredi en éliminatoires du Mondial 2016.

«J’ai l’impression d’avoir raté des choses, c’était pesant, indique celui qui a suivi l’Euro depuis son canapé. Je vois maintenant ce qu’il y a devant moi et j’essayerai de rattraper le temps perdu.» Elu homme du match contre Liverpool le week-end dernier, le Diaby-nouveau bénéficie pour une fois des bienfaits d’une préparation physique complète. Passé entre les mains de Renaud Longuèvre, le coach de Ladji Doucouré, pour se reconstruire un corps d’athlète, l’ancien Auxerrois aurait aussi «gagné en maturité» et progressé mentalement.

«A lui de l’être, incontournable»

Plus question pour lui de parler «d’appréhension» quand il chausse ses crampons ou s’engage dans les duels du milieu de terrain. Depuis le début du championnat, le relayeur assure rejouer sans «arrières pensées», lui qui n’a plus porté le maillot bleu depuis juin 2011 contre la Pologne. «Je me blesse beaucoup c’est un fait, mais je ne suis pas fragile. Je ne me mets pas ça en tête. J’ai connu des blessures qui m’ont causé des déséquilibres dans mon corps. Mais j’essaye de ne pas y penser.»

Considéré comme un joueur «clé» quand il n’était pas blessé sous l’ère Domenech, puis Blanc il sait aussi que Didier Deschamps est prêt à lui accorder la même confiance. «A lui de l’être, incontournable. S’il fait des performances comme ce week-end, il va le devenir, avoue le nouveau sélectionneur qui lui reconnaît toutes les qualités du milieu de terrain moderne: efficace à la récupération, doté d’une bonne orientation du jeu, qui se projette vers l’avant, capable de faire des différences. A 26 ans, il est peut-être temps pour lui d’en faire profiter les Bleus sur la durée.