Equipe de France: Mickaël Landreau, un retour au mérite

FOOTBALL Didier Deschamps a préféré le gardien de Lille à Cédric Carasso pour être son troisième choix...

Bertrand Volpilhac

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Mickaël Landreau au Stadium Nord face à Nancy, le 21 avril 2012. 
Mickaël Landreau au Stadium Nord face à Nancy, le 21 avril 2012.  — POL EMILE/SIPA

L’histoire de Mickaël Landreau en équipe de France aurait sans doute du prendre fin un soir de mai 2010, lorsque Raymond Domenech lui a expliqué, comme à cinq de ses collègues, qu’il ne partirait pas en Afrique du Sud pour la Coupe du monde. Le sélectionneur de l’équipe de France lui avait alors préféré Cédric Carrasso dans le rôle de 3e gardien. Et puis, deux ans et demi et deux sélectionneurs plus tard, la même roue tourne dans l’autre sens. Un peu par hasard et sans qu’on s’y attende vraiment.

Un rôle «au-delà du sportif»

Il faut dire que Cédric Carrasso s’était toujours investi totalement dans cette fonction un peu hybride, entre sparring-partner à l’entraînement et grand frère du groupe (gestion des primes, des publicités, etc…). Mais désormais, cette tâche, c’est Landreau qui l’effectuera: «Mika c’est quelqu’un que je connais, explique DD. Il n’aura pas ou peu de temps de jeu, mais son rôle au quotidien va au-delà du critère sportif. Il fera tout pour le bien du groupe. Il est habitué, dans les clubs où il est passé, à avoir un rôle de leader. Il assume et il sait bien le faire. Ce qui ne veut pas dire que Cédric ne veut pas le faire…»

Et si le «critère sportif» ne compte pas tant que ça, c’est quand même sur le terrain que Landreau a récupéré sa place dans les 23. A Nice samedi (2-2), le gardien du Losc a été phénoménal devant les yeux du sélectionneur. Même si Cédric Carrasso, impeccable avec Bordeaux, ne l’entend pas forcément pareil: «C'est plus un choix d'homme qu'un choix sportif, soutient-il. Troisième gardien, c'est un rôle particulier, je m'étais préparé à cette non-sélection.»