Ligue des champions: Le PSG ne fait pas (encore) peur à l'Europe

FOOTBALL Le club parisien n’est pas perçu à l’étranger comme un rival sérieux en Coupe d’Europe...

Julien Laloye

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Zlatan Ibrahimovic s'infiltre entre deux joueurs lorientais, le 12 août 2012 au Parc des Princes.
Zlatan Ibrahimovic s'infiltre entre deux joueurs lorientais, le 12 août 2012 au Parc des Princes. — A.REAU/SIPA

C’est peu de dire que le PSG et ses trois matchs nuls de rang en L1 ne terrorise pas les grands club européens avant le tirage au sort de la Ligue des champions ce soir à Nyon. Placé dans le chapeau 3, celui réservé aux honnêtes gens qui n’ont pas brillé en C1 depuis un moment, le PSG devrait croiser la route de quelques gros clients, Real, Barça, Chelsea, Manchester ou un autre. Sans que cela n’ait l’air d’inquiéter ces derniers outre-mesure.

En dessous des grands clubs anglais et espagnols

«En Espagne, on a tendance à considérer que seuls le Barça et le Real peuvent gagner la C1. Un cran en-dessous, on retrouve Manchester United,  Chelsea ou le Bayern. Mais personne ne fera attention au PSG lors du tirage» juge Nestor Cenizo, journaliste à El Pais. Vu d’Italie, on concède bien un peu de «curiosité» pour le nouveau riche qui a dépouillé le Milan AC, mais sans plus raconte Alessandro Grandesso, correspondant pour la Gazzetta Dello Sport à Paris: «Le football italien est en plein crise et il n’a pas trop le temps de se préoccuper des adversaires. Mais il y a une vraie interrogation pour savoir si Carlo Ancelotti va réussir à mener à bien ce projet pharaonique».

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Seuls les Anglais semblent réellement craindre un peu le PSG. Mais pas forcément pour les bonnes raisons, témoigne Paul Doyle, chef des sports au Guardian: «Alex Ferguson n’a pas digéré que Paris réussisse à faire signer Lucas Moura alors qu’il le voulait à Manchester. Il n’a pas très envie de les croiser en poule». Au même titre que Dortmund ou la Juventus, qui sont assimilées à des équipes d’un niveau équivalent que le PSG, même si elles ne bénéficient pas de sa puissance financière.

L’argent ne fait pas tout

Les investissements massifs réalisés cet été par le PSG laissent d’ailleurs plutôt sceptiques Nestor Cenizo, du Pais: «A Malaga, c’est un parent de la famille propriétaire du PSG qui a acheté, et aujourd’hui il y a de nombreux problèmes de trésorerie. C’est difficile de mettre autant d’argent dans un club à long terme». Pour Paul Doyle, le recrutement massif n’empêche pas l’effectif parisien de receler quelques faiblesses, notamment derrière. «Ce serait très surprenant de les voir aller très loin cette année». Un avis partagé par l’Europe entière.