Equipe de France: Les absents sont-ils condamnés?

FOOTBALL Certains non-appelés pour affronter la Finlande et la Biélorussie ont du souci à se faire...

Bertrand Volpilhac

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Hatem Ben Arfa face à l'Estonie, le 5 juin 2012 à la MM Arena du Mans. 
Hatem Ben Arfa face à l'Estonie, le 5 juin 2012 à la MM Arena du Mans.  — DANOUN PAUL/SIPA

«Y a beaucoup d’absents oui, tous ceux que je n’ai pas pris. Je ne peux avoir que 23 joueurs, il faut bien faire des choix.» Ca ne fait pas longtemps qu’il est à la tête des Bleus, mais Didier Deschamps a déjà tout compris. Quand il s’agit de justifier la non-convocation de certains joueurs dans sa liste, un bon mot vaut mieux qu’une mauvaise explication. Reste que s’il est évident que l’oubli de quelques-uns n’est que temporaire, l’absence d’autres pour affronter la Finlande (7 septembre) et la Biélorussie (le 11) ne présage rien de bon pour la suite de leur carrière en Bleu.

 
On les reverra à coup sûr
 
Ils sont jeunes et pleins de talent, mais pour diverses raisons, ils ne seront pas des premiers matchs de l’équipe de France pour la qualification à la Coupe du monde 2014. Mathieu Debuchy, d’abord, ne cède sa place que sur blessure. Yann M’Vila, indispensable sous Blanc mais pris dans les «affaires» de l’Euro, est plus ou moins proche de quitter Rennes pour Tottenham. «C’est perturbateur car aujourd’hui il ne sait pas s’il va rester ou s’il va vers d’autres cieux», justifie Deschamps. Le prometteur défenseur central du Real Madrid, Raphaël Varane, n’a «pas joué une minute cette saison et manque de temps de jeu», ce qui vaut aussi pour Loïc Rémy, en phase de reprise. Enfin, le milieu de Lille Marvin Martin subit le grand retour d’Abou Diaby mais reste en embuscade.
 
Ce n’est pas gagné
 
S’ils avaient une chance de revenir, c’était sans doute ce coup-ci. Pour eux, la porte n’est pas «fermée» (l’a-t-elle déjà été clairement, de toute façon?), mais ça se complique.  Comme pour Hatem Ben Arfa, par exemple. Si Deschamps jure qu’il a laissé derrière lui leurs altercations de l’époque marseillaise – «Si je n’avais pas l’intention à un moment ou un autre de le sélectionner, je ne le préconvoquerais même pas» -, le joueur de Newcastle paye son réputation d’ingérable. Pour André-Pierre Gignac, en forme avec l’OM, il faudra certainement plus que deux bons matchs. Lassana Diarra, lui, semble barré par la concurrence dans son club et au milieu chez les Bleus. Quant à l’ailier lillois Dimitri Payet, il manque encore de constance pour être plus qu’un second choix.
 
Ca semble fini pour eux
 
Après l’Euro, une page s’est tournée et sauf hécatombe, on ne voit pas comment Florent Malouda et Alou Diarra reviendraient un jour en Bleu. Pour le défenseur Philippe Mexès, titulaire mais dépassé à l’Euro, ça ne sent pas bon non plus. « Il fait partie des joueurs qui sont susceptibles d’être appelé, nuance très politiquement Deschamps. Le souci, lui aussi, c’est qu’il ne joue pas (à Milan). Sans jouer, c’est difficile.» Enfin, le milieu de terrain de Malaga Jérémy Toulalan, pilier de l’époque Domenech, semble désormais être définitivement ignoré. Surtout à un poste où Deschamps renouvelle beaucoup.