Der Zakarian, le discours et la méthode

David Phelippeau

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Depuis le début de la saison, Der Zalarian a su montrer la voie et hausser la voix aussi...
Depuis le début de la saison, Der Zalarian a su montrer la voie et hausser la voix aussi... — F. Elsner / 20minutes

Les mots sont simples. Les phrases courtes. Au détour de la plupart d'entre elles, affleurent presque toujours les notions basiques de combat, d'envie et de travail. En conférence de presse, l'entraîneur nantais Michel Der Zakarian n'est pas le meilleur « client ». Son patron Kita n'en a cure. Après cinq journées, le FCN pointe à la deuxième place du classement et vient d'enchaîner un troisième succès (2-0) d'affilée lundi soir contre Le Mans. Face à ses joueurs – comme face aux médias –, Der Zakarian n'emploie pas un style emphatique mais pragmatique. « C'est un discours différent, reconnaît Vincent Bessat, en comparaison avec le prédécesseur Landry Chauvin. Cela correspond plus aux critères de la Ligue 2. » Et quels sont-ils ces fameux critères ?

Le cercle des poètes a disparu
« Des duels et pas que du jeu, répond le milieu de terrain nantais. Quand on a la balle, il faut jouer. Mais quand on ne l'a pas, il faut aller au contact, être des chiens sur le terrain… » Le cercle des poètes a disparu. Jordan Veretout le regrette, mais fait preuve de réalisme : « On joue moins au ballon, c'est vrai. Mais c'est ça la Ligue 2. On dégage. On prend moins de risques. Je préférerais jouer, mais autant être des guerriers si on gagne… On ne peut rien dire au coach, car on a trois victoires et deux nuls en cinq matchs. »
Et les rappels de l'entraîneur aussi banals soient-ils semblent ancrés dans les esprits des joueurs. « Le coach nous dit souvent : “Je préfère mal jouer et gagner que bien jouer mais perdre !” », poursuit Jordan Veretout. « Plus direct, rentre-dedans », même selon Olivier Veigneau, Michel Der Zakarian n'a rien d'un esthète mais a tout d'une forte tête.