A Montpellier, Louis Nicollin lâche du lest

FOOTBALL Le président du MHSC en veut un peu moins à ses joueurs...

A Montpellier, Jérôme Diesnis

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Louis Nicollin a reconnu quelques circonstances atténuantes à ses joueurs.
Louis Nicollin a reconnu quelques circonstances atténuantes à ses joueurs. — K. VILLALONGA / SIPA

Machinalement, il a claqué les bises. Sans lâcher de sourire, sans faire d'esclandre non plus. Fâché de leur investissement personnel, Louis Nicollin a régulièrement allumé ses joueurs depuis le début de la saison. Dimanche pour la dernière fois, après la défaite contre Marseille (0-1). Mais ce mardi, jour de photo officielle, l'heure était à la détente. Bien sûr, il n'est toujours «pas très content» et la dix-huitième place de son équipe ne va pas lui redonner le sourire, mais il n'a «rien dit aux joueurs», ajoutant : «Je n'ai pas le goût. J'espère que je l'aurai avant samedi.»

Le contrecoup du titre est violent

Blessures, suspensions, le président de Montpellier «attend un peu» et accepte les circonstances atténuantes: «l'année dernière, on n'a pas eu un blessé. En football, il faut avoir la chance avec soi, sinon tu es perdu. Il faudrait se mettre à l'abri vite fait, mais s'il faut aller en D2, on ira. Ca ferait une belle surprise: le champion de France descend!» Après trois maigres journées, difficile d'anticiper pareille extrémité. Mais il l'avoue, le contrecoup du titre est violent. «Un ressort a pété (…) C'est dur, je ne m'attendais pas à ça. Mais il faudra se mettre au goût pailladin. Sinon il y a le mercato hiver, on ouvrira les portes.»