Ligue 1: A Paris, les attaquants sont impuissants

FOOTBALL Le PSG a été incapable de mettre en danger l'équipe bordelaise au Parc des Princes (0-0)...

Julien Laloye

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Zlatan Ibrahimovic en duel avec le Bordelais Ciani, le 26 août 2012 à Paris
Zlatan Ibrahimovic en duel avec le Bordelais Ciani, le 26 août 2012 à Paris — M.Euler/SIPA

Déjà trois journées de championnat, trois petits points dans la musette et à peine plus d'occasions dignes de ce nom à se mettre sous la dent entre la purge d'Ajaccio et celle du Parc face à Bordeaux dimanche soir (0-0 à chaque fois). Carlo Ancelotti ne s'est pas aventuré à nier l'évidence dimanche soir, «le début de saison du PSG n'est pas bon».

Peu d'occasions de but

Inquiétant même si l'on s'en réfère à l'indigence offensive des joueurs parisiens contre une équipe qui avait mis la moitié de ses titulaires au repos ou presque (Planus, Sertic, Plasil, Gouffran, Trémoulinas) pour tenter de franchir le tour préliminaire de Ligue Europa contre l'Etoile rouge de Belgrade. En étant gentils, on a compté trois opportunités vaguement dangereuses pour Carrasso: une frappe de Pastore bien sortie par le gardien bordelais et deux mines d'Ibrahimovic non cadrées. Ca fait peu pour une équipe qui alignait sur le banc Ménez, Gameiro et Hoarau au coup d'envoi.

«On a manqué de vitesse face à une équipe bien organisée. Nos actions démarraient de trop loin, on a eu de grosses difficultés pour se créer des situations offensives» reconnaît l'entraîneur italien, qui a trouvé certains joueurs «loin de leur niveau» sans pousser sa réflexion jusqu'à donner des noms. D'autres se sont chargés à sa place de mettre des mots plus durs sur les insuffisances actuelles du PSG. «Il faut essayer de trouver des solutions collectives plutôt que des actions individuelles» a jugé le jeune Verratti, laissé sur la touche jusqu'aux dix dernières minutes. Rapport, sans doute, aux chevauchées pas toujours bien senties de Pastore ou Ménez en fin de match. Salvatore Sirigu a beau avoir passé une soirée relativement tranquille, le gardien italien est allé encore plus loin: «Ce match nul est énervant. Ca peut arriver de ne pas gagner quand on a tout essayé mais il faut être plus agressif, donner plus. Ca doit changer».

Lille, déjà un tournant

Le PSG serait-il en train de s'effriter sous la pression des médias et du public qui le voient champion de France avant l'heure? Sûrement pas, rétorque Ancelotti: «On ne perd pas confiance comme ça. L'équipe était mieux en place, il y a des nouveaux joueurs à intégrer, certains qui reviennent de blessure... La qualité, on l'a, mais nous avons besoin de plus de temps». Une excuse qui ne tiendra pas beaucoup plus longtemps, surtout en cas de nouvelle contre-performance dimanche prochain contre Lille.