Ligue des champions: Autopsie d'un échec lillois

FOOTBALL Le Losc a peut-être laissé échapper sa qualification au Danemark...

A Copenhague, François launay

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Rudi Garcia après la défaite face à Copenhague, le 21 août 2012
Rudi Garcia après la défaite face à Copenhague, le 21 août 2012 — Carsten Bundgaard/AP/SIPA

C'est un couac dont va vite devoir se remettre le Losc. Battu mardi (1-0) à Copenhague en barrage aller de la Ligue des champions, les Nordistes sont passés totalement à côté de leur match le plus important du début de saison. Les raisons d'une désillusion...

Un manque d'humilité
A force d'entendre qu'il était le favori de ce double affrontement face au leader du championnat danoi, le Losc s'est sans doute bercé d'illusions. «On s'est fait bouffer au niveau de la détermination. on s'est fait bouger dans les duels. On n'est pas tombés contre une équipe meilure que nous, mais plus déterminée», constate Rio Mavuba, le capitaine lillois. Au moins, a défaite permettra aux lillois de dégonfler les têtes «il faut se mettre le cul par terre sinon Lille va au devant d'une grosse désilussion», poursuit le milieu de terrain.

Un manque d'envie
L'image est frappante. Désigné pour frapper le penalty accordé à la 15e minute, Dimitri Payet a fait preuve d'une nonchalance incroyable à ce niveau.Avant de voir sa frappe molle repoussée par le portier danois.  Difficile de croire mardi que lille jouait un match de ligue des champions décisif pour son avenir. En première-mi temps, Lille a subi comme rarement. Un chiffre ne trompe pas. A la pause, Copenhague a gagné la bataille de la possession avec 56%. Quasiament du jamais vu pour le Losc. «Je n'ai pas vu assez d'envie. les Danois avaient plus faim que nous. il faut vite se retrousser les manches et même les shorts», lâche Michel Seydoux, le président lillois.

Un jeu en chantier
La phrase risque d'être répétée aux lillois à longueur d'année: sans Eden Hazard, cette équipe n'est plus du tout la même. Mais plutôt que de pleurer sur le départ cet été à Chelsea de l'enfant prodigue, Lille devrait vite retrouver une identité de jeu. Car aujourd'hui, les Nordistes ronronnent et  manquent de vitesse, de percussion et de force d'accélération. Si Martin et Kalou sont de bons joueurs, ils n'ont pas la folie du Belge. Depuis des semaines, Lille fait pression sur le Havre pour recruter Ryan Mendes qui pourrait avoir ce profil. Sauf que le jeune joueur n'a encore jamais joué et donc rien prouvé en ligue 1.

Un retour sous haute pression.
Avec leur nouveau Grand stade les dirigeants lillois rêvaient de matchs à enjeu pour remplir leur nouveau bijou de 50000 places. ils vont être servis dès le deuxième match dans cette enceinte ultra-moderne. mercredi à Lille, l'état d'urgence va être décrété. il faudra sauver le soldat Losc aujourd'hui en grand danger. «La ligue des champions conditionne notre saison. On a construit notre équipe en fonction de ça. Tout le projet du club est autour de ça. alors, on ne va pas se mentir: il y a beaucoup d'enjeu», reconnaît Franck bria, le défenseur lillois. question de prestige mais aussi de gros sous car Lille pourrait en cas d'élimination voir passer sous son nez un chèque compris entre 20 et 25 millions d'euros. reste à savoir si les nordistes sauront résister à la pression. la saison passée en ligue des champions, le cub lillois avait raté sa qualification pour les 8e de finale lors de son dernier match à domicile face à tranzonspor (0-0). «On fait aussi ce métier pour avoir des matchs à enjeu. Il faut mériter sa place en ligue des champions», poursuit Béria. Et à la mi-temps de ce barrage, Lille n'a pour l'instant rien à faire dans la cour des grands.