Ligue des champions: Face à Copenhague, Lille veut la poule aux oeufs d'or

FOOTBALL En déplacement mardi chez les Danois de Copenhague en barrage de la Ligue des champions, le Losc joue le match le plus important de son début de saison. Aux conséquences sportives et (surtout?) économiques...

A Copenhague, François Launay

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Les joueurs lillois prennent leurs marques lors d'un entraînement sur la pelouse du FC Copenhague, à la veille de leur tour préliminaire en Ligue des champions (lundi 20 août 2012)
Les joueurs lillois prennent leurs marques lors d'un entraînement sur la pelouse du FC Copenhague, à la veille de leur tour préliminaire en Ligue des champions (lundi 20 août 2012) — AFP PHOTO / SCANPIX DENMARK / TORKIL ADSERSEN

La mariée est belle mais la fête n’a pas encore vraiment commencé. Doté depuis le 17 aôut d’un grand stade de 50.000 places, le Losc a désormais une enceinte digne des plus grands clubs européens. Mais pour la remplir à coup sûr, il faudra que Lille assure face à Copenhague sa qualification pour la phase de poule de la Ligue des champions. Histoire de prestige évidemment mais surtout de gros sous. «La Ligue des champions est une manne financière importante donc ça facilite la réalisation du budget. Monter une équipe de cette qualité là nous impose d’être européen tous les ans et si possible en Ligue des champions. On va dire que la participation à la phase de groupes nous assurera une vingtaine de millions d’euros»,explique Frédéric Paquet, le directeur général adjoint du Losc.

 Une participation à la Ligue des champions représente 20% du budget du club

Soit tout simplement au moins 20% du budget actuel du Losc (100 millions d’euros). Une somme que le club nordiste a déjà intégré dans son budget, histoire entre autre de procéder à son recrutement. « On a pris en compte la rentrée possible de cette manne financière. Aujourd’hui notre mercato est terminé, si ce n’est qu’on attend toujours la réponse du Havre pour Ryan Mendes. On a décidé de se renforcer avant pour entre autre préparer ce barrage. C’est une prise de risques mais c’est ce qu’on fait chaque année et tout le monde le fait aujourd’hui dans le foot», se justifie le dirigeant lillois.

« Passer nous faciliterait la vie»

Reste qu’un couac en barrages pourrait sérieusement handicaper le Losc pour la suite de la saison. « Ce ne serait pas forcément un échec», tempère Paquet. «Mais ce serait plus compliqué. Il est clair que passer nous faciliterait la vie». Et éviterait de se casser la tête pour remplir le grand stade condamné à des affiches contre Lorient, Brest ou encore Toulouse….