Ligue 1: Ce PSG ne sait pas encore gagner

FOOTBALL Le club parisien n’a pas remporté la moindre rencontre depuis le 11 juillet dernier...

Julien Laloye

— 

Le Parisien Ezequiel Lavezzi entouré par deux joueurs de l'ACA, le 19 août 2012 à Ajaccio (Corse).
Le Parisien Ezequiel Lavezzi entouré par deux joueurs de l'ACA, le 19 août 2012 à Ajaccio (Corse). — P.Murati/REUTERS

Heureusement, il y a eu l’épouvantail Stegersbach. Depuis sa promenade de santé contre cet illustre club de D4 autrichienne début juillet (9-0), le PSG n’a pas gagné une seule des six rencontres qu’il a disputées (CSKA Moscou, Chelsea, DC United, Barcelone, Lorient et Ajaccio). Des matchs nuls en série pas toujours glorieux  qui accréditent l’idée d’une équipe à la mise en route différée. Un peu à l’image des grands clubs étrangers, ceux qui n’ont rien à jouer avant la fin août et qui meublent leur préparation entre tournée lucrative aux Etats-Unis et matchs de gala en trompe l’œil, pendant que les «stars» de l’effectif peaufinent leur remise à niveau (Ibrahimovic, Thiago Silva, Thiago Motta).

>> Revivez le match en live comme-à-la-maison

Une équipe encore en rodage

Dit autrement, Paris n’est pas encore prêt pour donner le meilleur de lui-même en L1, ce que n’a pas nié Carlo Ancelotti après la prestation à peine passable de ses hommes à Ajaccio dimanche (0-0): «Nous devons encore travailler. Physiquement, peut-être que certains ne sont pas à 100%. Nous devons travailler pour trouver un meilleur équilibre et une meilleure organisation car il y a beaucoup de nouveaux joueurs.» 

Après des matchs amicaux parfois disputés en marchant, les Parisiens semblent avoir du mal à hausser d’un coup leur niveau d’exigence à celui la vraie compétition. Face à Lorient, une équipe habituée à débuter le championnat au taquet,  et Ajaccio, qui reste sur la dynamique d’une très belle fin de saison, Paris a été mangé en première période sur le plan de l’agressivité. «Tout le monde nous voit champions, mais la vérité elle est sur le terrain. On sera attendu partout, toutes les équipes vont se donner à 100 ou 120% contre nous» détaille Blaise Matuidi.

Se faire respecter physiquement

En Corse, le PSG a pu mesurer à quel point chaque rencontre de L1 ressemblera  un combat de tranchées dont il faudra sortir par le haut. Et cela ne s’annonce pas évident pour des joueurs qui se situent eux-mêmes dans le Top 5 européen et qui rêvent déjà d’aller loin en Ligue des champions, concède à demi-mot Mamadou Sakho quand il parle d’un problème «de motivation et de concentration».

Bien sûr, le PSG ne fait pour l’instant pas moins bien que l’an passé à la même époque, mais il ne fait pas mieux non plus, ce qui veut quand même dire quelque chose quand les statistiques disent qu’aucune équipe ne comptant pas un seul succès après deux journées n’a été championne de France depuis 2000 hormis Lille. Carlo Ancelotti assure lui que son groupe «n’est pas encore trop éloigné de ce qu'il peut faire». Avec deux rendez-vous à venir contre Bordeaux et Lille, il va falloir qu’il s’en rapproche un peu plus.