JO 2012: Où l'on reparle du fair-play britannique

Jeux Olympiques Les athlètes de la délégation anglaise continuent de jouer avec les règlements...

Julien Laloye

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Le Britannique Thomas Daley lors de l'épreuve du plongeon à dix mètres, le 11 août 2012 à Londres.
Le Britannique Thomas Daley lors de l'épreuve du plongeon à dix mètres, le 11 août 2012 à Londres. — M.Allan/SIPA

C’est en passe de devenir une mauvaise blague récurrente. Voilà quinze jours que la Grande-Bretagne se gargarise des résultats de ses athlètes, les meilleurs de l’histoire du Royaume-Uni (62 médailles dont 28 en or). Pas mal pour une délégation qui dépassait à peine les 10 médailles en moyenne jusqu’aux Jeux d’Atlanta. En revanche nos amis anglais sont moins diserts concernant les arrangements pris avec le règlement depuis le début des compétitions.

 La faute aux appareils photos

Il y avait eu la fameuse chute de Philipp Hindes, le pistard qui avait avoué s’être laissé tomber exprès lors de l’épreuve de vitesse après avoir raté son départ. Puis, dans la foulée, le coup de l’avarie technique en finale du deux de couple poids légers messieurs d’aviron, qui a permis à l’équipage britannique de faire annuler une première course mal embarquée. Samedi, le plongeur Thomas Daley, finalement médaillé de bronze, a encore passé un cap dans la série des excuses à la noix pour recommencer un saut. Cette fois, ce sont les flashs des spectateurs qui ont empêché le petit prodige du pays de réaliser un premier essai correct dans l’épreuve du plongeon à dix mètres. Excuse gobée par les juges, naturellement. «J’ai été désorienté par les lumières et les flashs quand j’étais en l’air. Je me suis dit que ce n’était pas juste de subir le désavantage d’évoluer à domicile» a expliqué sans rire Daley aux médias, avant de préciser: «Sans ce deuxième saut, je n’aurais jamais eu de médaille».

 Les Russes ne digèrent pas

Un épisode intervenu quelques heures après les plaintes très officielles du ministre des Sports russe sur les faveurs arbitrales dont bénéficieraient les Britanniques dans plusieurs disciplines, notamment la boxe. Et le dénommé Vitaly Mutko n’y est pas allé avec le dos de la cuillère: «Ici à Londres c’est pire qu’à Pékin il y a quatre ans, tout le monde veut que les Britanniques s’imposent. En boxe, ils ont empêché trois de nos athlètes d’atteindre la finale afin d’organiser un happy end pour dimanche». Une critique partisane et non dénuée de mauvaise foi, évidemment. Mais le mythe du fair-play britannique en a pris un sacré coup pendant ces JO. Une réflexion qu’on se fait déjà après chaque match du tournoi des VI Nations de rugby. Il va falloir s’y faire.