à Londres, Franck Solforosi sera revanchard

Stéphane Marteau

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Franck Solforosi (au centre).
Franck Solforosi (au centre). — F. HORVAT / AP / SIPA

Quatre ans se sont écoulés, mais Franck Solforosi garde toujours un souvenir contrasté de ses premiers Jeux olympiques. « C'est une organisation de fou et une expérience unique à vivre pour un athlète amateur, témoigne le rameur de l'AUN Lyon. A Pékin, j'en ai bien profité en visitant la Grande Muraille et en assistant notamment à la victoire de Usain Bolt en finale du 200 m. J'ai pu m'aérer l'esprit et oublier la défaite car la compétition ne s'était pas passée comme on le voulait. »

Dernier rescapé de 2008
De fait, alors qu'ils visaient l'or, Franck Solforosi et ses partenaires du quatre sans barreur poids léger (Pouge, Tilliet et Raineau) avaient échoué au pied du podium. Une énorme déception pour ce collectif qui avait remporté une médaille d'or (2005) et deux d'argent (2006 et 2007) lors des trois précédents Mondiaux. « A Londres, nous aborderons les Jeux plus sereinement car nous ne serons pas favoris », annonce Franck Solforosi, dernier rescapé d'une embarcation qui n'a cessé de régresser dans la hiérarchie internationale depuis quatre ans (10e des Mondiaux 2011). Une situation que le Lyonnais a « très mal vécue. » « C'est dur d'accepter d'être plus fort physiquement et d'avoir de moins bons résultats. » A sa décharge, la composition du bateau a changé tous les ans. Pas facile dans ces conditions de trouver une bonne cohésion. « Nous avions des façons de faire différente », souligne Franck Solforosi qui a accepté cette année d'endosser le rôle de leader. « J'essaye désormais de faire profiter de mon expérience, de mon ressenti. Nous nous sommes remis en question en essayant d'être plus soudé et de trouver des solutions techniques. » Cela paie puisque son embarcation, composée de Fabrice Moreau, Nicolas Moutton et Thomas Baroukh, a terminé 4e de la dernière épreuve de Coupe du monde à Lucerne. « On subit moins la course et on se sent capable d'aller chercher une médaille et pourquoi pas la plus belle », affirme-t-il.