La délégation française ressembleà une colonie de vacances

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« Au pire, on risque que deux enfants s'accrochent ou que deux femmes se fassent la guerre. On espère que les pères ne se la feront pas », se marre Claude Onesta. Car le sélectionneur des Bleus a choisi d'inviter femmes et enfants au stage de préparation de l'équipe de France à Strasbourg jusqu'à dimanche. Le coach multimédaillé poursuit : « On avait fait un stage avec les familles avant Athènes en 2004 et avant Pékin en 2008. C'est un message qu'on leur envoie. Vous faites partie de notre aventure. Parce qu'elles participent à l'état d'esprit des joueurs, du groupe et qu'elles vivront l'émotion d'une réussite et les traumatismes de l'échec. »
Au final, la délégation française va, ce vendredi avec l'arrivée des familles, passer de 29 membres à une soixantaine. Le Haut-Rhinois Thierry Omeyer se félicite de cette initiative : « ça a un côté sympa. On reste concentré pendant nos phases de travail. Puis on peut se ressourcer avec nos familles. » Seuls les célibataires se plaignent : « ça va être bruyant », se bidonne Michaël Guigou dont la femme n'a pu venir.F. H.