France-Italie : les Bleus défient leurs meilleurs ennemis

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Comme on se retrouve... Dimanche soir, au Stade olympique de Berlin, l'Italie et la France reprendront leur vieux contentieux là où ils l'avaient laissé, il y a six ans déjà à Rotterdam. Le but en or de David Trezeguet avait alors permis aux Bleus de s'adjuger l'Euro 2000 dans la foulée du Mondial 1998, au cours duquel ils avaient sorti la Squadra Azzurra au terme d'une mémorable séance de tirs au but.

Cette finale de Coupe du monde inédite permettra-t-elle à la France de réaliser la passe de trois ? Fidèles au rendez-vous du 9 juillet fixé par Raymond Domenech, les coéquipiers de Zinédine Zidane, tour à tour bourreaux de l'Espagne, du Brésil et du Portugal, comptent bien ajouter la touche finale à leur incroyable parcours face à un adversaire qu'ils connaissent par coeur. « C'est toujours un moment spécial de défier l'Italie, c'est un test de valeur, une référence, assure le sélectionneur. Et puis on a tellement de joueurs qui ont fréquenté le championnat italien. » « L'Italie arrive à endormir son adversaire pour mieux l'attaquer, un peu comme un scorpion, explique pour sa part Thierry Henry. A nous d'être vigilants. » « On a les armes pour décrocher cette Coupe du monde, renchérit Zidane, qui ne pouvait rêver meilleur match d'adieux. Même si cela risque d'être très difficile. »

Face à des Transalpins qui possèdent à la fois la meilleure attaque (11 buts inscrits) et la meilleure défense (un seul but, contre son camp, encaissé) du tournoi, la tâche s'annonce ardue. Le rôle de « Zizou », mais également des autres leaders de l'équipe, n'en sera que plus important. « A ce niveau, c'est le mental qui fera la différence, comme il l'a fait lors des matchs précédents, expliquait hier Domenech. Ce sont les joueurs âgés qui diffusent la sérénité et les certitudes. Ils ne joueront pas la finale dans leurs têtes avant la rencontre. » On peut faire confiance aux joueurs de Marcello Lippi, impressionnants en demi-finale face à l'Allemagne (2-0), pour en faire autant. Mais le défi des triples champions du monde est de taille. La France n'a jamais perdu en finale...

S. Bordas (à Hameln)