2006, un parfum de 1998 pour les Bleus

©2006 20 minutes

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Qui croyait à ce parcours ?

Peu de monde n'attendait les Bleus en 1998. Une place dans le dernier carré était déjà annoncée comme un grand exploit. Cette année, et après le fiasco de 2002, passer le premier tour semblait logique, un quart de finale aurait représenté une belle réussite, une finale est inespérée.

La meilleure attaque, c'est la défense Pour Raymond Domenech, comme pour Aimé Jacquet, l'équipe de France doit d'abord être très forte en défense. En 2006, les statistiques sont impressionnantes : Fabien Barthez n'a eu que 13 arrêts à effectuer depuis le début du Mondial (contre 23 à l'Italien Buffon par exemple), et n'a encaissé que 2 buts (dont un penalty). « Certains feront peut-être un parallèle entre la manière de jouer de l'équipe de France d'aujourd'hui et celle de 1998. Je sais que cette idée déplaît en France, mais si on veut faire partie des meilleures équipes du monde, il faut commencer par avoir une bonne défense », explique Jacquet.

La revanche du sélectionneur Aussi sévèrement critiqué que son prédécesseur en 1998, Raymond Domenech a tenu bon la barre malgré la tempête. L'objectif pour lui restait toujours la finale de la Coupe du monde, même si cela lui a valu quelques sévères critiques. Cependant, si Jacquet avait littéralement démoli le journal L'Equipe, Domenech est, lui, pondéré : « Je n'ai aucune revanche à prendre, je n'en ai jamais voulu à qui que ce soit. »

Zidane superstar Cette Coupe du monde semblait difficilement engagée pour Zizou et sa sortie du terrain contre la Corée du sud ressemblait étrangement à celle consécutive à son expulsion contre l'Arabie-Saoudite en 1998. Mais face au même adversaire qu'il y a huit ans, le Brésil, Zinédine Zidane est redevenu le meilleur joueur du monde. Chez Adidas, on annonce que 80 % des maillots tricolores vendus le sont floqués du nom de Zidane.

Jérôme Capton (à Hameln)