Victoire à l'italienne pour les Bleus

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Berlin, les Bleus débarquent ! Comme à l’Euro 2000, la France s’est défaite du Portugal, hier soir à Munich, se qualifiant pour la finale face à l’Italie. Comme à Bruxelles,ZinédineZidane a endossé le costume du sauveur en inscrivant l’unique but d’une rencontre crispante, mais globalement maîtrisée par la bande à Raymond Domenech, qui sera au rendez-vous du 9 juillet dans la capitale allemande. D’entrée de match, lancé par Thuram, Malouda s’enfonçait dans lasurface mais croisait trop sa frappe (1e). La réponse portugaise ne se faisait pas attendre. Deco tentait sa chance des 20 mètres, Barthez ne pouvait que repousser le ballon et obligeait Sagnol à s’interposerdevant Pauleta (4e). Dans la foulée, Maniche expédiait un missile juste au-dessus de la transversale (9e), tandis que Figo, toujours de loin, trouvait Barthez sur sa route (16e). Après s’être signalé sur un centre-tir trop faible (28e), Henry dribblait Ricardo Carvalho et était crocheté par le défenseur de Chelsea. Le penalty, indiscutable, était transformé par Zidane, malgré Ricardo, parti du bon côté (0-1, 33e).Dos au mur, les Lusitaniens s’illustraient à nouveau par Maniche (36e) et par le virevoltant Ronaldo, auteur de deux percées tranchantes mais vaines (39e et 43e). Les Bleus repartaient du bon pied après la pause,Ricardo devant s’employer devant Henry (48e) et Ribéry (49e). De l’autre côté, les supporteurs portugais croyaient au but,mais la frappe de Pauleta ne trouvait que le petit filet (53e).Le match basculait alors sur un faux rythme, seulement interrompu par un coup franc deRonaldo, queBarthez repoussait tant bien que mal sur Figo, lequel ratait de près le cadre de la tête (78e). Si les Bleus rendaient trop vite le ballon, les Portugais n’en faisaient pas grand-chose, à part une frappe dans les nuages de Meira (91e). La Marseillaise pouvait saluer la victoire des Bleus, donnant le coup d’envoi d’une nouvelle nuit de folie dans l’Hexagone.

Sébastien Bordas (à Munich)